Réflexions sur l’ère du Verseau et le passage que nous vivons!
15 mai 2021

Par Renée Lebeuf, astrologue conseil, professeure d’astrologie et auteure

L’envie de partager ma réflexion sur ce passage que nous vivons avec de plus en plus d’intensité m’est venue suite à plusieurs commentaires et à une participation trop courte à une table ronde sur le sujet de 2021 qui m’a laissée très insatisfaite et a stimulé le goût de faire le point.

Nous sommes aux prémices d’une nouvelle aube qui se lève et qui laisse entendre de grands défis à relever. L’époque actuelle nous interpelle tous d’une façon ou d’une autre par son caractère foisonnant de nouveautés et exigeant d’adaptation continuelle. Entre une anticipation pessimiste et fataliste et un optimiste excité et tout de même quelque peu aveuglé face à toutes ces nouvelles possibilités, entre les sociétés qui bougent avec une rapidité fulgurante et d’autres qui régressent et s’enferment dans des schémas sociaux passéistes qui les rassurent, entre les problèmes environnementaux qui sonnent une alarme pressante et la recherche intense de solutions qui ouvrent de nouvelles perspectives, etc., les caractéristiques Verseau qui comportent une bonne dose de créativité et d’innovation, peuvent, je crois, nous indiquer des pistes de réflexion et de compréhension sur l’atmosphère à laquelle on peut s’attendre, du moins dans un premier temps. Il est difficile d’imaginer le monde dans 1000 ans ?

Une ère astrologique ayant une durée de 2160 ans approximativement, le passage à l’ère du Verseau se joue sur deux ou trois siècles, de même qu’un changement de saison n’est pas soudain. De plus, il n’est pas si facile de savoir à quel moment exactement commence cette ère du Verseau, plusieurs points de vue sont débattus à cet égard. Toujours est-il que lorsqu’on voit tous les signaux concrets en lien avec le symbolisme du Verseau, on ne peut que constater que maintenant, cette nouvelle ère s’affirme, pour ne pas dire qu’elle s’impose à grande vitesse.

Commençons par les éléments qui aident à nous faire comprendre le Verseau et essayons d’anticiper ce qui peut marquer cette ère.

Symbolisme du Verseau. Le Verseur d’eau!

Le Ciel féconde la Terre!

Ou quand le Ciel s’unit à la Terre!

Le Verseau est le 11e signe du zodiaque, au moment où la lumière progresse plus rapidement après le plus fort de l’obscurité de l’hiver. Une nouvelle expression créative, une nouvelle source de compréhension ou une nouvelle conscience des choses émergent alors de ce passage à la nuit.

C’est aussi le 3e signe d’air, dont il synthétise les forces. Il encourage à la transcendance, à voir l’ensemble, à voir au-dessus, et aussi, à la circulation fluide sous toutes ses formes, physique, psychologique et mentale, recherchant une synthèse globale, ainsi que d’aller au-delà des limites connues. Les nouvelles compréhensions, ou visions, ou découvertes qu’il en retire doivent être « reversées » à l’ensemble.

Il possède le sens profond de l’Unité, que tout est relié et qu’il fait partie d’un ensemble, complexe, mais où chaque élément y a son importance et a son rôle à jouer, interdépendant du reste.

Saturne en a été le seul maître jusqu’à la découverte d’Uranus en 1781, qui en est un représentant beaucoup plus en analogie avec lui.

Uranus, la planète

Planète non visible à l’œil nu, c’est grâce à l’arrivée du télescope qu’elle est la première située au-delà de Saturne à être découverte. L’univers prend soudain alors une dimension nouvelle et tout à fait inattendue ! L’horizon connu depuis toujours du Ciel jusqu’à ce moment est bousculé, les limites reculent et c’est le début d’une nouvelle connaissance du monde qui s’ouvre.

De plus, son comportement est quelque peu erratique, tournant comme les autres autour du Soleil mais sur un axe pratiquement à l’horizontal. Ce qui provoque cette situation étrange qu’elle présente la même face au Soleil pour basculer assez brusquement tous les 42 ans, puis présenter son autre face. Brusquerie que l’on retrouve souvent dans le comportement du Verseau.

D’autre part, sa surface est très lisse, il est difficile d’y « lire » quoique ce soit.

Uranus, son mythe

Uranus, le Ciel, l’unique, était fils d’Éther et du Jour. Uranus épouse Gaïa, qui signifie la Terre. La regardant dormir, plein de tendresse, il en est tout ému et il fait descendre la pluie qui rend tout fertile, donnant ainsi naissance aux plantes, aux oiseaux et autres animaux, et cette eau abondante forme les rivières et couvre tous les creux ; c’est ainsi que depuis ce temps on jouit de la présence des lacs et des mers, cette immense source de vie.

Ils engendrent ensemble de nombreux enfants, dont Titan, Saturne, Oceanus. Certains de ces enfants étaient laids et repoussants comme les géants qui possédaient cinquante têtes et cent mains, ils déplaisaient tellement à leur père qu’il les a plongés dans les profondeurs de la Terre. Ceux-ci finissent par se révolter contre leur père et le mirent hors d’état de nuire, le châtrant sans pitié. Il est si fécond que même de son pénis ensanglanté naîtra d’autres enfants dont Vénus. Ce qui caractérise les premières divinités mythologiques, c’est une part d’un brutal égoïsme et d’une impitoyable cruauté. En fait, elles représentent les forces brutes de la nature dans leur formation. Cependant, Uranus est aussi vu comme un dieu protecteur de la Terre. N’en est-il pas amoureux ?  Chez les grecs, c’était le Ciel étoilé, puis il devint chez les romains, simplement le Ciel.

Quelques indications symboliques

C’est toujours fascinant de voir que les références mythologiques continuent d’être une source étonnante de renseignements. Les mythes qui perdurent encore aujourd’hui nous présentent des archétypes qui ont toujours leur sens et ils possèdent un vaste potentiel d’interprétations utiles au moins sur le plan symbolique, qu’ils soient vrais ou faux, comme le sont tout autant les contes et légendes qui traversent le temps.

Par ailleurs, il est toujours étonnant de réaliser que les noms donnés par les astronomes aux planètes tombent sous le sens de l’interprétation mythologique. Il y a de quoi être fasciné et aussi alimenter bien des débats métaphysiques. L’inconscient collectif semble prendre tout son sens ici, comme si on possédait une connaissance inconsciente de la réalité qui nous entoure et qui se manifeste malgré nous.

Le mythe d’Uranus est tout aussi utile, il représente à la fois la fécondité inépuisable non seulement de la Nature mais aussi du monde des idées et des possibilités inventives. Il représente le Ciel ouvert sur le vaste univers et son potentiel infini de création, aussi pourvu d’une vue globale sur notre monde. Lorsque qu’il se trouve amoureux de la Terre, il en ressort une immense fécondité. Par contre, le Ciel peut être lointain et de ses froides hauteurs, s’avérer indifférent au monde du dessous. On voit aussi qu’il semble attendre de ses amours quelque chose que ses enfants ne savent pas toujours lui donner, comme si aucun n’était à la hauteur de ce qu’il est. Il est unique.

Le fait qu’il féconde la Terre laisse entendre qu’il lui enlève en quelque sorte sa virginité première, qu’il perturbe pour ouvrir sur les possibles inconnus, et créer de nouveaux êtres ou de nouvelles réalités. Tout comme le fait la planète Uranus elle-même, non seulement par sa découverte en brisant une limite connue depuis le début de l’homme et nous ouvrant sur une profondeur de l’univers insoupçonnée auparavant, mais aussi en ne tournant pas comme les autres, et basculant avec brusquerie sur l’autre face, passant de l’hiver à l’été sans transition. La dernière bascule s’est faite en 2007.

Quant au Verseau auquel est associé Uranus, ce Verseur d’eau de là-haut, nous donne une vision semblable d’un lien de fécondité entre le Ciel et la Terre, d’un lien qui les unit.  Le bleu du Ciel tel que nous le voyons de jour vient du fait qu’il y a une atmosphère qui enveloppe la Terre, et c’est grâce à la création de cette atmosphère que l’eau sous la forme liquide existe sur Terre et que la vie est apparue…comme quoi les liens de tous ces mythes ont leur source dans la réalité.

En résumé : mots-clefs

L’imprévu, l’inédit, la rébellion, la révolution, la remise en question

Le concept, l’abstrait, la libre pensée, l’invention, l’innovation, l’éclair de génie, l’esprit visionnaire

L’individu dans l’ensemble, l’égalité, la différence, la fraternité universelle, l’idéologie sociale, la communication à grande échelle

Le « faire ensemble », l’œuvre en commun, les projets

La synergie créatrice

La liberté, l’autonomie, l’originalité, l’individualité, l’indépendance, la marginalité

Les ondes, l’énergie, l’électricité, les réseaux internationaux, les systèmes complexes, l’interrelation…

Le système nerveux central, le cerveau, les neurones, les synapses

L’obsession

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Quels sont ces signaux de cette nouvelle ère reconnaissables actuellement?

Voici quelques exemples :

  • La conquête de l’air, puis de l’espace

L’ère que nous laissons derrière nous, celle des Poissons (signe d’eau relié aux océans), a vu une conquête des mers qui a permis de mettre en lien des mondes jusque-là se déployant chacun de son côté pour en arriver à créer une universalité dont nous héritons dans ce nouveau cycle. L’ère du Verseau (signe d’air) se voit liée à la conquête des airs. Le premier envol en montgolfière décollant de Versailles en 1783 sous l’œil subjugué de la foule présente augure déjà d’une poussée irréversible vers ce désir de permettre aux humains non seulement de voler mais aussi d’explorer au-delà des frontières naturelles de la terre. L’avion a suivi un siècle après ce premier moment et un autre siècle encore est passé pour voir l’homme marcher sur la Lune. Ce qui était une simple envolée au-dessus de nos têtes a pris de l’altitude, on a quitté la Terre!

Après des millénaires de présence du sapiens et de son expansion sur toute la planète, voici maintenant qu’il envisage la conquête de l’univers entier. Les enfants qui naissent depuis les années soixante peuvent régulièrement voir des photos de la terre vue de l’espace et sous tous ses angles. Les satellites pullulent maintenant pour informer sur tout ce qui peut se voir de là-haut! Il n’y a plus seulement des globes terrestres qui représentaient la planète telle qu’on l’avait comprise depuis le 16e siècle après avoir prouvée sa rotondité avec le tour du monde de Magellan.

Quant à découvrir et prouver l’héliocentrisme, c’est grâce à Copernic puis à Galilée au 17e siècle, bousculant alors les dogmes établis depuis toujours et balayant cette vision millénaire : la Terre n’est point le centre du monde mais une simple planète tournant autour du Soleil. Premier grand choc pour l’humanité, le Ciel n’est plus ce qu’il était!

L’univers n’a cessé de grandir depuis et l’humain devenir de plus en plus petit dans cette immensité aux proportions dépassant l’imagination. Nous vivons maintenant avec la théorie de la relativité et la théorie quantique, si différentes et incontournables en même temps, cohabitant dans notre compréhension de l’univers.

Cette nouvelle perception du monde ne peut qu’engendrer avec le temps une évolution dans les mentalités dont il est difficile d’imaginer la réalité future. Même si ces changements sont encore subtils, nous pouvons déjà en percevoir quelques signes.

Déjà, une vision globale s’impose de plus en plus et la réalité d’une humanité sur une planète devient évidente.

  • La liberté, l’égalité…  « le vœu d’une société nouvelle »

Le 18e siècle, celui dit des « Lumières » se conclut avec la révolution américaine (1776) suivie de la révolution française (1789), deux populations qui s’affranchissent du système monarchique et rêvent d’établir un système démocratique dont chacun des membres jouira du principe d’égalité et de liberté d’expression. L’Amérique représente la possibilité d’un nouveau monde à construire alors que la France ébranle un système séculaire qui bouleverse toute l’Europe.

Et Haïti acquiert son indépendance en 1804, alors que l’esclavage est en pleine expansion, provoquant un véritable tsunami dans les esprits et payant longtemps et encore aujourd’hui un prix fort à cette victoire, ayant été mise au ban des échanges économiques. La conquête du monde par les européens les ayant confortés dans un sentiment de supériorité ainsi que de forts intérêts économiques ont fait en sorte d’exclure les noirs, les métis et les autochtones de ces beaux principes d’égalité et de liberté. Le premier pays à abolir la traite et l’esclavage des noirs sera l’Angleterre en 1833, après un bon demi-siècle d’un mouvement abolitionniste.

Tout le 19e siècle vivra les soubresauts souvent sanglants de ces idées révolutionnaires de liberté, d’égalité sans oublier l’idée de fraternité. Il faut attendre après la première guerre mondiale pour que tous aient le droit de vote en France, et on ne parle alors que des hommes ! Et l’un après l’autre, au 20e siècle, les pays s’affranchissent du colonialisme et de l’esclavage, bien que ce dernier prenne souvent une autre figure.

Ce droit de vote universel reste encore une bataille à gagner dans plusieurs contrées, quand on ne crée pas toutes sortes d’embûches afin d’en contrôler le résultat. La liberté et l’égalité demeurent une utopie à laquelle on aspire et qu’on cherche à réaliser…difficilement, mais la voie est ouverte.

D’autres révolutions qui se sont faites depuis n’ont pas systématiquement instauré la démocratie, elles ont toutes par contre balayé de vieilles traditions souvent millénaires comme la Chine ou ce qui constituait l’URSS. Très bouleversantes, ces révolutions ont apporté une autre idéologie, plus imprégnée d’égalité et d’esprit de communauté. Une autre utopie qui connaît aussi ses dérives. La liberté est bien secondaire ici, voire menaçante et quant à l’égalité, ce n’est pas vraiment réussi non plus.

Il n’en reste pas moins que tous ces exemples représentent une recherche d’une société nouvelle, ce qui sera le lot de cette ère du Verseau, au moins dans ses premiers temps.

  • L’individualisme

La notion d’individualisme est née aussi du siècle des lumières, ce qui représentait un pas remarquable et un affranchissement face à l’emprise des dogmes religieux et des codes sociaux stricts qui étaient à suivre. Le droit à la différence avait peu de place ou on risquait le bûcher. Lentement les idées émergent de libre-pensée, du simple droit d’avancer une idée nouvelle sortant de ce cadre religieux omniprésent, de réflexion sur le monde et la société. Ce dernier mot n’existait pas d’ailleurs, on parlait de peuple. Dans le même temps, l’esprit scientifique prend de l’essor. Il y a eu Copernic, Galilée, Kepler, da Vinci et tant d’autres qui avaient ouvert la route. Maintenant, se développe un véritable esprit de recherche de connaissance hors religion ou superstition, se voulant vérifiable.

L’individualisme accouplé à la liberté prend à certains endroits des proportions importantes, voire inquiétantes pour un inévitable vivre ensemble et une cohésion sociale. Ceci dit, un individualisme est appréciable pour construire une société dynamique, tout est une question d’équilibre et surtout que l’individu se sente impliqué dans l’ensemble, qu’il y apporte son énergie.

  • L’égalité, l’émancipation féminine…

Dès la révolution française, l’idée de l’égalité entre les hommes et les femmes a été mise de l’avant mais elle dérangeait encore trop, il a fallu attendre le 20e siècle pour en voir les premières vraies émancipations. Il y a encore du chemin à faire avec des risques réels de recul et il y a des interdits toujours vivants dans certaines régions, et cet acquis, là où il existe, s’avère encore fragile quoi qu’on en dise, mais plus le temps passe et plus les discours contre l’égalité perdent de leur sens. Les idées font leur chemin…

Parmi les caractéristiques du Verseau, on retrouve justement le monde des idées, qui sont à incarner, une représentation très humaine du ciel qui féconde la terre, un concept s’il est valide, fait son chemin en s’incarnant dans la réalité. Voilà pourquoi tant de despotes se méfient de ceux qui propagent des idées de liberté, de remises en cause du pouvoir, les traitant de subversives, à raison d’ailleurs quant au pouvoir qu’ils veulent conserver.

  • La différence,

Après les femmes, les homosexuels ont gagné quelques acquis aussi, surtout le droit à la différence trouve sa place de plus en plus dans notre réalité quotidienne. Ce qui laisse entendre une ouverture sur une société plurielle où la différence est normalisée. Après l’homosexualité, les personnes « trans » se manifestent maintenant, revendiquant des droits, signe d’une visibilité difficile à imaginer auparavant. Là encore, il faudra du temps pour que l’intégration se fasse et devienne plus harmonieuse. Le discours sur le droit à la différence, sans être exclu pour autant, fait son chemin.

La circulation toujours plus grande des personnes sur toute la planète, que ce soit par l’immigration, les voyages, le commerce international ou par des déplacements de population pour des raisons dramatiques font que nos sociétés deviennent inexorablement plurielles, remettant en question de part et d’autre les questions identitaires. Un défi bien actuel ! L’ère des Poissons a plutôt été synonyme d’une quête d’homogénéité, et la religion en était le flambeau. Pendant des siècles, on se définissait par celle-ci et elles représentaient des contrées entières.

Maintenant, presque partout, un mélange de population vit et se côtoie au quotidien. Il y a eu au travers des siècles plusieurs brassages de population, dus aux guerres ou à des bouleversements naturels (famine, inondation, séismes sismiques, etc.), mais jamais de l’ampleur et à la vitesse vécues actuellement. On assiste par ailleurs à de nombreuses réactions nationalistes et identitaires à cette réalité qui s’impose de plus en plus. Il n’en reste pas moins que ce brassage des cultures et des différences, avec le temps, ne peut que créer une nouvelle vision du vivre ensemble qui intègre à la fois la différence et la parenté entre tous. Un défi d’équilibre tout à fait dans le sens du Verseau auquel on est invité, se reconnaître comme un individu unique dans un ensemble, assumant sa différence tout en se sentant relié aux autres. Gérer la complexité est Verseau, voilà un autre défi auquel il nous faut faire face et qui se manifeste déjà.

  • L’ère des communications, les inventions…

Les inventions ayant changé radicalement notre façon de vivre se sont multipliées depuis le 19e siècle. Il y a celles en lien avec le transport qui ont augmenté de façon considérable la fluidité des déplacements : train, autos, avions, etc. Ajoutons les découvertes, de l’électricité, des énergies fossiles en dehors du bois et du charbon, du nucléaire, de la radioactivité, etc., qui ont bouleversé l’accessibilité au confort, mais aussi à une foule d’autres inventions qui ont ouvert la voie à toute la technologie actuelle.

Puis et ce n’est pas le moindre, le télégraphe ouvre la route, suivi du téléphone et jusqu’à l’extraordinaire foison de réseaux de communication maintenant accessibles dans le courant de la vie. Cela en moins de 2 siècles. Tout ce qui est ondes, ce qui met en relation sur une base universelle est associé au Verseau. La photographie, puis le cinéma et tant d’autres inventions font maintenant partie de notre quotidien et on en arrive aux hologrammes et aux impressions 3D, que nous réserve l’avenir?

Et il y a les avancées spectaculaires de la médecine et finalement de toutes les sciences, sans compter la psychologie et toutes les autres sciences humaines, inexistantes auparavant. Et de plus en plus, celles-ci s’emboîtent, autre facette qui tient du Verseau, qui tient de la synergie créatrice, de la vision d’ensemble et de la complexité des systèmes de toutes sortes.

La complexité et l’interrelation de domaines jusqu’alors étudiés et compris séparément se manifestent dans les mots maintenant omniprésents que l’on entend au quotidien, en voici quelques exemples : biodiversité, écosystémique, biotechnologie, bio-géo-chimique, économie circulaire, psychogénétique, transgénérationnel, bioénergie, réseaux sociaux, etc…Il est entendu maintenant qu’il nous faut non seulement comprendre un élément en lui-même mais aussi dans un plus large contexte, dans son interrelation avec l’ensemble.

Ces apports représentent une révolution extraordinaire dans le vécu quotidien et surtout dans nos mentalités, que l’on en ait conscience ou pas.

Quand on prend conscience de la vitesse à laquelle tout cela s’est fait, il nous faut bien admettre que nous sommes entrés dans une autre phase de l’histoire de l’humanité. On est loin des premières communautés nomades, suivant leurs besoins de survie, et même du long cycle de paysannerie. Encore au début du 20e siècle, 80% de l’humanité était paysanne, on en est entre 20 et 30% actuellement.

  • L’éducation généralisée…

Avec la vision d’une nouvelle société à construire s’est développé un système d’éducation généralisée ou tous (ou presque) ont droit à une scolarisation, ce qui est encore une révolution, un droit gagné difficilement aussi. Savoir lire et écrire était réservé à une élite, ce qui permettait de conserver une ascendance sur l’ensemble de la population. La connaissance donnée au grand nombre est devenue un atout sociétal dans le monde moderne, inévitable finalement pour faire fonctionner toute cette nouvelle réalité moderne.

En systématisant l’accès au savoir, on peut aussi en contrôler ce qui est transmis, ce dont ne se gênent pas certains pouvoirs. Le coté systémique au niveau social est aussi un trait du Verseau et représente un danger.

On retrouve ici un aspect universel du Verseau, à la fois de liberté et d’égalité, et qui ouvre à beaucoup la possibilité de développer au maximum leur potentiel. Ceci malgré qu’il existe encore certaines limites pour l’accès à cette éducation, entre autres économiques. Toutefois, la connaissance à la portée de tous se généralise, encore faudra-t-il apprendre à l’utiliser sciemment et aussi savoir réfléchir.

On peut s’attendre dans ce domaine à de nouvelles avenues du mode d’éducation. Déjà, on peut nommer l’exemple des écoles alternatives, ou à volets spécialisés (sports, arts, musique, international), ou des écoles comme celles de Montessori et combien d’autres. Nous ne sommes qu’au début d’une évolution éducative où on apportera avec le temps plus d’attention aux réalités spécifiques de chacun. Pour le moment, la tendance à uniformiser l’éducation est encore trop présente.

  • L’information, Vue d’ensemble

Jamais comme maintenant, on a pu être informé de l’état du monde, de ce qui s’y passe, de la composition du monde. Tellement qu’il y a de quoi se perdre dans toute cette foison non seulement d’informations mais d’opinions, d’avis, de points de vue qui se multiplient, se contredisent, s’entrechoquent. Il n’en reste pas moins que cette accessibilité est omniprésente, encore faut-il savoir en tirer parti raisonnablement. Jamais il n’a été autant possible d’avoir une vue d’ensemble aussi vaste et précise qu’actuellement. On découvre ainsi que le monde s’avère d’une très grande complexité!

  • Contrat social

Si l’ère des Poissons a été celle des grandes religions, le Verseau, lui, est à la recherche d’un système social qui se voudrait universel, équitable, pluriel, libertaire, et « fraternel », c’est-à-dire toujours en se sentant faire partie d’un ensemble, relié aux autres. Cette quête va continuer, les idéologies vont s’entrechoquer, avec le pire et le meilleur. Le Verseau est aussi synonyme d’idéologie, autre sorte de religion si l’on peut dire, et il y a toujours risque de dérives en ce sens. Déjà on navigue entre communisme, socialisme, capitalisme, etc., les idées sociales vont évoluer.

Ceci dit et signe d’évolution, au siècle dernier, on a vu naître les syndicats, l’assurance-maladie, l’aide au chômage, etc., des moyens de régulation qui n’existaient pas auparavant en tant que système social. Maintenant on parle de garderies, de salaire de base…Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour créer une société juste et aider ceux qui sont éprouvés mais le chemin est ouvert.

  • Explosion de la population

La population mondiale qui s’était maintenue depuis 2000 ans, régulée par différents fléaux tels que les épidémies, les famines, la mortalité infantile, les guerres et autres calamités, a bondi depuis le milieu du 19e siècle. On pouvait mourir d’une rage de dent ou d’une plaie mal soignée. La moyenne de vie jusque-là était encore autour de 40 ans, on en est à plus de 80 ans dans nos sociétés modernes. Les avancées de la médecine et de l’hygiène, ainsi que plus de confort au quotidien, de la sécurité au travail y sont pour beaucoup. Du coup, en moins de 2 siècles, la population qui tournait autour de 1 milliard en 1850 en arrive à près de 8 milliards maintenant, 8 fois plus ! Un casse-tête de plus à gérer!

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Après ce tour d’horizons sur les principales indications déjà présentes de cette ère du Verseau, on ne peut que constater qu’indéniablement, nous amorçons une autre phase.  Les défis sont grands, le bond évolutif qui est demandé est impressionnant. Non seulement, nous avons des moyens immenses à notre portée mais ceux-ci représentent un tout aussi grand défi pour ne pas sombrer dans un chaos destructeur. Une très grande part de nos réflexes acquis et de nos croyances demandent maintenant à être révisés.

Technologies, armes, robotisme, etc.

Toute cette avancée technologique est impressionnante mais elle n’est pas sans conséquences graves. La capacité de tuer et de détruire atteint des proportions plus qu’inquiétantes, les armes sont non seulement de plus en plus sophistiquées mais elles pullulent et peuvent même tuer froidement actionnées de loin ou se dirigeant d’elles-mêmes. La technologie a créé drones, robots et un arsenal d’outils de pointe qui fait peur avec raison. Et à cela on peut ajouter les armes biologiques, chimiques. Tout cela se veut dit-on dissuasif, mais il y a de quoi vraiment nous inquiéter.

Si on ajoute à cela toutes les possibilités d’outils de surveillance, nous pouvons déjà voir les dérives dictatoriales qui en découlent. Le désir de contrôle absolu fait partie des aspects sombres de l’humain. Toute dictature connaît une fin. Le désir, et même plus, le besoin humain de liberté et de créativité sont des forces plus grandes que celle du contrôle. Encore une fois, si on se fie aux symbolismes du Verseau, le désir de systématisation en fait partie, un désir de société où la place de chacun est organisée et fonctionnerait un peu comme une machine! Il s’agit alors d’une tentative de tuer toute la force de la vie et de sa fécondité créatrice, une question de temps pour en voir l’échec. Ce Verseur d’eau, qui permet la vie sur Terre, laisse entendre une activité organique et non mécanique. Et l’activité organique se joue comme un bouillon de cultures bactérielles dont on laisse le travail se faire et il en sort des créatures. Il faut pour cela une liberté de mouvement et de confrontations des idées.

Toujours en tenant compte des symboles tirés du Verseau, on peut espérer raisonnablement que ce genre de système dictatorial soit un jour ou l’autre appelé à être secoué. D’autant plus qu’aucun pays ne peut aujourd’hui rester fermé sur lui-même, ces mêmes technologies permettent des communications au-delà des frontières. Espérons que ce soit plus tôt que plus tard.

Les ressources. L’environnement

L’exploitation des ressources terrestres, atteignent un niveau dangereux d’épuisement et d’activités polluantes, dû au nombre d’individus que l’humanité a atteint et par tous les produits que nous consommons ou qui sont devenus indispensables à notre mode de vie. La demande ne cesse de croître, heureux que nous sommes de tous ces nouveaux moyens de vivre. Les ressources s’épuisent, l’effet de serre due à une consommation toujours grandissante des énergies fossiles ne cesse de grandir aussi. Sans compter l’épuisement des océans, leur acidification, la disparition de la diversité des écosystèmes, la monoculture qui épuise les sols, la somme faramineuse des déchets, les dégâts du plastique, etc. L’énumération peut être longue.

Tout cela semble apocalyptique et peut l’être! Un défi de grande envergure est présenté ici à l’ensemble de l’humanité : sa survie. La Terre va très bien s’en tirer sans nous, c’est l’humanité qui se retrouve devant ce défi. Bref, nous sommes mis en risque de disparaître, ce qui était impensable voilà encore si peu de temps dans l’histoire. Le fait d’en prendre de plus en plus conscience est un espoir et il n’est pas vain.

Paradoxalement, il n’y a jamais eu une connaissance aussi exhaustive de la nature, du pourquoi et du comment faire, sans la détruire. De nombreuses initiatives ont démontré des façons de faire protectrices de la nature tant en agriculture, en énergies renouvelables, en gestion des déchets, et dans tellement d’autres domaines. Combien de projets sont à l’œuvre pour trouver comment assainir les océans et dont certains ont déjà fait leurs preuves. Il reste beaucoup à surmonter, mais encore une fois, la créativité humaine possède beaucoup d’atouts. La question à se poser est plus dans le sens du quand nous y mettrons-nous vraiment avant de nous faire trop de mal ?

La synergie créatrice

La capacité humaine est formidable lorsqu’il y a concentration des efforts et de toutes les possibilités créatives mis ensemble. Voilà ce qu’est une synergie créative.

On vient de le voir avec l’épidémie que nous vivons, les chercheurs du monde entier ont partagé leurs données afin de trouver un vaccin ou plutôt plusieurs vaccins et ont pu réussir en un temps inédit. Ce partage est du jamais vu, même en tenant compte que les recherches en ce domaine étaient déjà présentes surtout depuis l’épidémie du SRAS en 2003, cela aurait pris probablement encore beaucoup de temps. Cela n’a pas empêché par la suite les compagnies pharmaceutiques de tirer le profit maximum ni des politiciens de faire du capital politique là-dessus, sans tenir compte du bien commun. Ce contraste représente bien les forces en présence, l’avidité et les envies de pouvoir des uns et les bonnes intentions voulant le bien commun des autres. Ce qui est à retenir, c’est qu’il s’agit d’un exemple de synergie créatrice qui a été présente et qui représente un formidable potentiel. Cela peut se reproduire et devrait se reproduire. Quand le danger est partagé et ressenti comme tel par le plus grand nombre, les choses bougent.

Si tout ce potentiel se rassemble face au défi de survie de l’humanité, on peut vraiment espérer que ces problèmes qui semblent insurmontables aujourd’hui trouvent leurs solutions.

Voir au-delà des antagonismes

Une des qualités de ce Verseau et/ou d’Uranus est la capacité d’aller au-delà des antagonismes. Dans cette période où cet antagonisme semble exacerbé, où tout débat ou opinion se polarise sans aucune recherche de compromis, on a l’impression de dualité ou de pluralité fermées chacune sur elle-même et sans issue. Pourtant il existe des voies de compromis mais pour cela il faut s’ouvrir à la réalité de l’autre et y voir ce qui nous est commun et surtout arriver à viser des buts communs. Sous un autre angle, ce symbole uranien laisse entendre d’incarner ses idées, en tenant compte de l’ensemble, des côtés pile et face, la créativité naissant de cette tension.

Le monde est devenu d’une grande complexité, toutes les parties sont en interactions, les économies sont imbriquées pour ne nommer que cela, mais les états continuent à gérer leur pays comme s’ils étaient seuls ou presque. Alors que tout circule, que l’argent n’a plus aucune frontière, que tous peuvent être en lien avec le reste du monde malgré les obstacles que certains y mettent semblent mis au défi. On peut comprendre que cette complexité mondiale et cet échange ouvert dérange, d’où probablement ces façons d’agir réactionnaires. Il n’empêche que les problématiques environnementales se jouent des frontières, qu’elles soient liées au climat, à la pollution, aux océans, au trafic maritime et aérien. Il faut bien s’unir et développer des buts consensuels pour y porter remède.

Par ailleurs, la connaissance s’est intensifiée et est devenue d’une telle envergure, les valeurs et codes de vie anciens sont bousculés, les possibilités de remise en question de tellement de choses sont omniprésentes qu’on peut comprendre qu’une majorité de gens se sente dépassée. Tout est questionnement, est-ce que je veux ou pas des enfants, est-ce que je dois ou pas me faire vacciner, est-ce que je suis gai, trans, bisexuel, qu’est-ce que je dois manger, ou… bref, plus rien ne semble simple. Si on ajoute la cacophonie des informations contradictoires, des dictats pour être heureux, des discours religieux déconnectés de la réalité, la méfiance vis-à-vis les dirigeants politiques, les inégalités outrancières, il y a de quoi générer un chaos formidable et vouloir s’en remettre pour certains à un ordre établi, voire dictatorial. On peut se sentir perdu dans ce monde devenu si complexe, si populeux et si varié.

Pour en sortir, il nous faut arriver à voir au-delà des contradictions, essayer de saisir tout ce qui est en jeu et apprendre à se connecter à soi-même. Le temps va probablement nous y forcer. Il y a déjà des mouvements en ce sens, beaucoup aussi cherchent à créer des ponts, à développer le plus possible l’éducation dans tous les sens, non seulement sur les bancs d’école mais rendre accessible tout ce qui est découvert. Ou encore rendre accessible les différents enjeux politiques, environnementaux et autres.

On le voit dans différents domaines, la réunion de ce qui semblait des domaines contraires ou du moins différenciés se fait. La métaphysique rejoint la physique, la spiritualité rejoint la science, les sciences humaines rejoignent les sciences pures, etc. On étudie la méditation et les effets concrets sur le cerveau. Les découvertes sur la compréhension du cerveau, pour ne donner que cet exemple, peuvent être un indicateur d’une évolution dont nous ne pouvons connaître encore toutes les possibilités et conséquences sur notre vision des choses et notre comportement.

Cerveau, neurones, synapses

Je ne peux m’empêcher de faire un lien dès maintenant, le cerveau est lié au Verseau et à Uranus, c’est une sorte de ciel corporel. Les études sur le cerveau ont connu un bond formidable depuis quelques décennies. Et on comprend aujourd’hui qu’il y a un deuxième cerveau, celui des intestins (la terre), avec autant de neurones que dans celui d’en haut. Le nerf vague en est le plus grand intermédiaire. Les intestins digèrent la réalité vécue et la mémorise, et le cerveau doit en prendre acte autant que possible. Il peut y avoir un sérieux conflit entre les idées et la réalité.

Quand le bien-être et l’harmonie existent, la circulation d’énergie entre ces deux parties de notre réalité corporelle s’avère génératrice de créativité. Le monde des idées rencontre la mémoire du vécu. Le troisième grand centre neuronal est celui du cœur! Là où se résolvent véritablement les conflits intérieurs et où se recrée l’harmonie. Mes premières lectures ésotériques me l’avaient déjà enseigné et voilà que cela devient une compréhension scientifique.

Globalité

De plus en plus, pour s’en sortir, il faut voir et comprendre le plus possible le monde dans sa globalité, cela va s’imposer, les forces de survie propres à tout être vivant devront s’activer pour l’humanité dans son ensemble. Voir la globalité demande de s’élever un peu au-dessus pour avoir une vue d’ensemble, sans se détacher sinon c’est inutile, mais pour mieux savoir comment agir ou se positionner. Plus un grand nombre le fera et mettra de cotés ses intérêts égoïstes, plus on éloignera le chaos.

Il est bien possible cependant que l’on ait à vivre une période chaotique dont l’intensité est difficile à prévoir, il est demandé beaucoup trop d’adaptation en si peu de temps et on est 8 milliards, pas facile d’être sur un but commun très rapidement, ou ne serait-ce que de se voir une parenté. On peut s’attendre cependant à ce que l’énergie Verseau se charge de créer les révolutions intermédiaires nécessaires!

Le Verseau peut se montrer, dans ses défauts, très dur et très froid, tout en focus sur son idée, sa vision des choses, sans tenir compte des conséquences ou du dérangement qu’il fait. L’organisation prend alors un ton systémique, froid et sans égard pour l’individu. On le voit déjà dans certains pays. Cela entraîne un jour ou l’autre des révolutions. De même lorsque la science est trop détachée de la vie ou de la psychologie humaine, il y a risque de dérives. Par ailleurs, il peut aussi s’emballer sur une idée, une vision, une utopie, on assiste alors à une force de conviction contagieuse qui fascine et entraîne au risque de générer des débordements et des conséquences graves. Une frénésie et une excitation qui s’associent très bien aussi au Verseau, qui passe du froid au chaud et qui peut s’avérer très excessif, toujours insatisfait.

Compter sur l’immortalité ou sur la robotique comme le font certains pour remplacer l’humain actuel semble bien illusoire, c’est nier la puissance de la vie de même que notre mortalité.  La Terre elle-même est vivante. Tout ce qui existe rencontre sa finalité, que ce soit un soleil, un animal, une plante ou un insecte. On peut repousser les frontières mais on n’échappe pas à l’inéluctable fin.

Cycle de 20 ans

Une ère, c’est long, 2160 ans. Nous n’en sommes qu’au seuil. En décembre 2020, un cycle de 20 ans de Jupiter-Saturne a commencé, cela s’est fait au tout début du Verseau, un autre seuil, plus petit. Cette rencontre entre ces deux planètes s’est faite à mi-chemin entre Pluton, tout juste rencontré et un carré avec Uranus. Avec Pluton, une déstabilisation sociale s’est annoncée, la pandémie s’en est chargée, l’arrivée en Verseau en carré à Uranus laisse entendre une quête de solutions, un renouvellement est demandé, en cherchant le comment faire, il faut repenser, réorganiser, réformer. Un 20 ans axé sur cette question, un 20 ans où on aura de plus en plus conscience des différents problèmes que vit l’humanité et de l’énorme défi à surmonter. Il y a un danger de répondre par un contrôle, de systématisation et de radicalisation, ou par des séries d’actions chaotiques, mal synchronisées, mais on peut aussi s’attendre à un bouillonnement d’idées, d’inventions et de solutions créatives.

Un 20 ans où un pas de plus va se faire dans le Verseau.

Conclusion

Nous sommes mis au défi de nous réinventer, d’innover et même de nous révolutionner socialement et dans notre mode de vie. Un défi pour notre survie, rien de moins. De la capacité créatrice de l’humain vont sûrement émerger plusieurs avenues dans cette recherche de modèle social et d’harmonisation avec l’environnement.

Pour éviter le chaos ou peut-être avoir à en sortir, il sera important de savoir accueillir le changement sans perdre son âme, d’être capable de s’ouvrir à l’autre et de développer beaucoup plus le « faire ensemble » et de compter sur la synergie créatrice. Dans toutes ces créativités, des idées peuvent s’avérer erronées mais l’important c’est que celles-ci foisonnent suffisamment pour trouver des voies innovantes, inspirantes, et surtout applicables dans le concret. Le quant à soi ne peut qu’entraîner l’échec. Il nous faut retrouver l’amour de la Terre comme Uranus, de l’humanité, de notre humanité.

Pour chacun d’entre nous, le Verseau nous appelle à développer notre individualité, le respect profond de nous-même qui amène le respect de l’autre, de trouver la connexion avec le « Ciel », c’est-à-dire avec le Soi, le sentiment d’Unité à l’intérieur de nous, pour mieux participer de l’ensemble, plus en harmonie. Une inspiration tout à fait Verseau, il faut « reverser » à l’ensemble notre potentiel, notre être. Toute une ère devant nous qui nous interpellera dans ce sens. Il y aura sûrement de belles poussées en avant et des revirements plus néfastes, toujours en cherchant à créer une harmonie entre l’individu et l’ensemble.

Pour le défi actuel, il vaut la peine de susciter l’espoir chez la jeunesse, porteuse de désir et de force de vie, qui peut porter un regard neuf sur le monde et le réinventer. Il vaut la peine de croire au potentiel humain et en sa capacité de renouvellement, et aussi à sa capacité d’apprécier le vivant et de s’harmoniser à la nature et pas seulement être dans un esprit d’exploitation.

Le Verseau nous exhorte à réinventer le monde, ensemble, chaque part individuelle compte. Et comme m’écrivait un ami : un « je » ouvert est un « nous » !

Je termine sur ce texte dont je ne sais plus d’où il vient…

« Rien dans la nature ne vit pour lui-même.

Les rivières ne boivent pas leur eau.

Les arbres ne mangent pas leurs propres fruits.

Le soleil ne brille pas pour lui-même.

Le parfum d’une fleur n’est pas pour elle-même.

Vivre les uns pour les autres est une loi de la nature. »

Auteur inconnu

Et nous faisons partie de la nature…

 

Renée Lebeuf www.renee-lebeuf.com

 

Tous droits réservés – Renée Lebeuf – 15 mai 2021. L’auteure demeure seule responsable du contenu de son article.

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