La note-clé d’une filiation matrilinéaire, Par René Le Brodeur, chercheur
29 juin 2022

L’âme groupe d’une lignée

La généalogie telle qu’on la connaît de nos jours est basée sur la filiation patrilinéaire, un système de filiation conçu à partir du nom du premier géniteur de la lignée. Si, au contraire, le système avait été matrilinéaire, la première génitrice de la lignée aurait pu donner son nom à tous ses descendants. Donc : «patri» pour les pères et leurs fils et «matri» pour les mères et leurs filles. Si on examine cependant la généalogie dans une perspective différente – une généalogie qui s’intéresse à des transmissions plus profondes qu’à des faits liés à la vie de la personnalité – nous devrions l’aborder sous l’angle spirituel. C’est-à-dire à partir de la filiation spirituelle transmise par l’âme du groupe auquel appartient la mère ou la première génitrice de la lignée. Car la descendance spirituelle passe toujours par la mère. Jamais par le père. «Un homme peut se marier, engendrer des enfants et former ainsi un nouveau groupe familial, mais cela ne changera jamais sa relation avec sa propre mère, ni, par conséquent, son appartenance à son groupe familial d’origine.»[i] Ce postulat a servi de point de départ à notre recherche. C’est pourquoi nous affirmons que le véritable système de filiation devrait être le système matrilinéaire.

La recherche à laquelle nous nous sommes livré couvre plusieurs générations. Elle débute lors du mariage de Nazaire Marceau et d’Arthémise Lacasse, en 1882, et s’étale jusqu’à nos jours. L’objectif de cette recherche consistait à identifier la nature de la transmission spirituelle léguée par les mères à leurs enfants, et plus particulièrement à leurs filles. En analysant les divers champs professionnels dans lesquels se sont investis ou s’investissent les descendants d’Arthémise Lacasse, nous pouvons constater que l’âme groupe de cette lignée se rattache souvent à la dyade Vierge-Poissons, mais pas exclusivement puisque toutes les signatures zodiacales sont touchées. C’est pourquoi pour expliquer la qualité fondamentale de l’âme groupe de cette lignée couvrant quinze générations, nous devons utiliser un patron énergétique plus englobant, voire plus unificateur. Ce patron fait appel à la science des rayons auquel nous devons nécessairement ajouter des informations à caractère strictement historique et psychologique. Or le constat le plus évident est que l’âme groupe de cette lignée appartient au second Rayon d’Amour-Sagesse, lequel colore sa qualité fondamentale. Rappelons que nous analysons ici une dynamique spirituelle et non pas un mouvement de personnalités. Mais que faut-il entendre par rayon ?

Un rayon doit être considéré comme une énergie fondamentale associée à une couleur et à un son. Il existe sept rayons dont les couleurs sont comparables à un arc-en-ciel. Tous les humains sont influencés par cinq rayons ou types d’énergies qui fonctionnent indépendamment de celles de leur Ciel natal. Il existe deux rayons dominants : le rayon de l’âme et celui de la personnalité. Pour les familles ou groupes d’âmes, c’est la même chose. Mais il y a quelque chose de plus : à ces deux rayons s’ajoute le rayon de la monade ou rayon de l’Esprit. Il faut toujours garder en mémoire la hiérarchie suivante : Esprit, Âme, Corps (personnalité). L’Esprit ou la Volonté, l’Âme ou la Conscience et le Corps ou l’Intelligence.

La hiérarchisation des énergies se fait comme suit :

  • Rayon monadique ou Rayon de l’Esprit
  • Rayon de l’âme
  • Rayon de la personnalité (rayon du corps physique, émotionnel et mental)
  • Les énergies du Soleil natal
  • Les énergies du Dominant (dominante planétaire) – il en existe toujours un
  • Les énergies de l’Ascendant natal

Pour la lignée qui nous intéresse, l’essence ou la qualité de l’Esprit animant la lignée correspond au grand Rayon d’Amour-sagesse ou rayon Bleu. Quant à l’âme du groupe, elle est reliée à la dyade Vierge-Poissons, signes à travers lesquels s’épanchent les rayons 2 (Amour-sagesse) et 6 (rayon de la dévotion). Il est facile, en faisant la synthèse des champs de service de cette Âme groupe, de vérifier que toute la lignée se rattachant à Arthémise Lacasse – notre point de départ référentiel – est une lignée vouée à la promotion du Bien Commun, une lignée se caractérisant par sa bienveillance naturelle, son grand dévouement, son amour de l’Humanité et son sens de la fraternité. Telles sont quelques-unes des caractéristiques du rayon monadique Amour-sagesse ou deuxième rayon (bleu). Nous avons affaire ici à une lignée de guérisseurs potentiels. Mais la première étape en vue de parvenir au stade de guérisseur nécessite un engagement, vie après vie, dans un travail de service et d’abnégation, lequel développera la force magnétique dont tout véritable guérisseur a besoin pour opérer. D’autre part, il faut signaler que les auras saines ont la capacité de guérir autrui juste par simple interpénétration des champs énergétiques. Habituellement, les porteurs d’aura saine ignorent qu’ils possèdent cette qualité.

Tragique histoire familiale

Le second rayon d’Amour-sagesse lorsqu’il s’allie au sixième produit les héros, car l’amour engendre le courage et le courage se love dans le cœur. Il est bon de rappeler un fait historique majeur concernant l’histoire d’Arthémise Lacasse, qui perdit très jeune son père dans des circonstances particulièrement tragiques. En  effet, Charles Lacasse est mort brûlé vif en tentant de sauver ses quatre enfants le 3 juin 1861. Selon la tradition orale, le feu aurait pris naissance dans la grange attenante à la maison. Il faut savoir qu’au 19e siècle, on construisait la grange à même la maison. En d’autres termes, l’arrière de la maison, c’était la grange. Selon cette même tradition, l’incendie aurait pu être allumée accidentellement par un quêteux ayant trouvé à cet endroit un refuge pour la nuit. Ce dernier aurait décampé prestement, voyant le feu devenu hors contrôle. Mais saura-t-on jamais la vérité sur l’origine de ce funeste incendie ?  Avec le recul, nous devons considérer le sacrifice de Charles Lacasse comme un acte de courage héroïque. Quel père aurait laissé périr ses enfants sans rien faire ? Pour Désanges, son épouse, et la petite Arthémise, l’épreuve dut être terrible. Les ajustements de la Balance Karmique sont impénétrables, tant il reste difficile d’expliquer semblable tragédie. À défaut de pouvoir expliquer ou comprendre, nous sommes en droit de nous interroger sur la cause qui peut remonter à fort loin dans le passé.

L’histoire de cette lignée se joue quelque part dans la région immédiate de Québec, mais plus particulièrement à partir de la rive Sud du fleuve Saint-Laurent. Il est temps d’examiner maintenant la nature des énergies présentes dans cette lignée, énergies qui ont été transmises de mère en fille. Certes, tous les pères ont apporté quelque chose d’irremplaçable à leurs descendants, mais leur apport spécifique ne fait pas l’objet de la présente recherche. Et cela même s’il est possible d’établir une certaine similarité d’expériences entre les géniteurs mâles et leurs descendants. Par exemple, nous trouvons une certaine parenté de profession entre :

Maurice Paquet (sergetier)                          Napoléon Mercier (tailleur)

Nazaire Marceau (police des ports)             André Gagnon (policier)

Ces quatre individus sont liés par des rameaux collatéraux.

La note-clé du deuxième rayon d’Amour-sagesse

La note-clé, ou dominante énergétique de ce groupe d’âmes, s’investit dans un champ de service presque identique, lequel consiste à nourrir, protéger, prendre soin, soigner, protéger, éduquer et transmettre des connaissances de haut ou de faible niveau. Élever des enfants ou en prendre soin jusqu’à leur adolescence fait aussi partie de la note dominante de ce groupe à travers les femmes qui ont choisi la maternité.

Cependant, l’aspect PROTECTION englobe beaucoup plus que la simple protection individuelle. À cette protection, s’ajoutent la protection des avoirs, des biens, des données ou informations (personnelles, corporatives, collectives, sociétales ou gouvernementales).

La couture est une forme d’art qui vise à embellir la forme (le corps physique), à le protéger du froid ou de la chaleur, et surtout à protéger la pudeur propre à chacun.

L’enseignement assure la transmission de connaissances afin de préserver la mémoire collective et de la perpétuer. Le but ultime de toute forme de transmission de connaissances consiste à rendre les humains plus fonctionnels et aptes à gérer leur environnement, leur collectivité et leur existence.  L’enseignement vise à éradiquer l’ignorance.

Ce que révèlent les données

Nous avons analysé le parcours de 29 descendants et constaté que plusieurs d’entre eux ont œuvré ou travaillent dans les domaines de l’enseignement, de la santé et de la protection. D’autres ont fait carrière ou font encore carrière dans divers domaines de service. Puisque les énergies du second Rayon s’épanchent abondamment dans cette lignée, plusieurs descendants ont leur Soleil dans les signes des Gémeaux, de la Vierge et des Poissons. D’autres ont cette signature à l’Ascendant. Il est bien de rappeler que ces trois signes diffusent l’énergie du second Rayon.

Notre point référentiel

Notre recherche débute à partir de la descendance des enfants d’Arthémise Lacasse, dont la fécondité est venue en quelque sorte combler ou réparer les «départs précipités» des membres de sa famille lors de l’incendie du 3 juin 1861.

Notre point de départ

Du mariage d’Arthémise Lacasse avec Nazaire Marceau  en 1882, sont nés onze enfants, dont Nazarine Marceau, la troisième en succession de naissance. C’est donc à partir de celle-ci – enseignante avant son mariage – que notre recherche fut enclenchée. De cette filiation matrilinéaire faite à partir d’Arthémise Lacasse, seule trois femmes (maintenant en âge de procréer, ainsi qu’une fillette) pourront assurer la transmission de l’énergie spirituelle du groupe. Si aucune fille ne naît de ces dernières, on pourra dire que la filiation matrilinéaire constituée à partir de Nazarine Marceau s’éteindra. Mais les sœurs de Nazarine Marceau ont eu des filles qui ont pu perpétuer la lignée d’origine établie depuis François Forget et Renée Guillocheau – la première génération arrivée en Canada. Il faut rappeler qu’Arthémise Lacasse a eu dix filles à travers lesquelles l’héritage spirituel de la lignée pourra se transmettre encore longtemps.

Une branche peut s’éteindre, mais le tronc (d’origine planétaire) est toujours intact et les branches sont innombrables. Elles ont traversé de nombreuses ères, de nombreuses races et civilisations aujourd’hui disparues. Plus près de nous, les branches canadiennes demeurent toujours fonctionnelles et s’il arrivait qu’elles se tarissent, les branches françaises (européennes), elles, ne le seraient pas. Par ailleurs, la Loi de Remplacement agirait de façon telle qu’elle viendrait compenser une branche arrivée à terme en augmentant chez une lignée collatérale le nombre de filles à naître dans cette lignée supplétive – ce qui fut le cas notamment pour le couple Lacasse-Marceau, dont la fécondité engendra neuf filles, lesquelles à leur tour assurèrent la stabilité de la lignée.

 

Arthémise Lacasse

(1859-1941)

 

Les maillons faibles

Par contre, si une branche devient inapte à transmettre son patrimoine spirituel  (comme dans le cas d’une mère criminelle par exemple), il faut savoir que celles qui faillissent ainsi retardent ipso facto l’avancement spirituel de leur lignée. Et tout le progrès qu’elles auraient pu accomplir pendant plusieurs cycles s’en trouvera affecté, de sorte qu’elles devront péniblement gravir à nouveau la pente ascensionnelle pour revenir au point exact à partir duquel elles ont chuté. La chute affectera l’ensemble de la lignée. Les problèmes psychologiques des mères, quoique moins graves en apparence, exercent aussi une pression sur la descendance de la lignée immédiate. Un champ aurique malade contamine tout son environnement et tous ses proches, d’où l’importance pour les mères de veiller au maintien de leur équilibre émotionnel. Rappelons cette vérité sans âge : «Tout influe sur Tout.»

Dans l’univers ou dans une entreprise, s’il se trouve un maillon plus faible, celui-ci est placé dans un endroit au plus près du centre de force, lequel pourra absorber et protéger cet élément. Gardons en tête l’image d’un grand câble. S’il se trouve un fil plus faible dans la connexion, ce dernier sera placé en des endroits du grand câble qui vont l’absorber et le protéger. Un assemblage de petites brindilles – en apparence faibles – peut produire quelque chose de fort et de résistant par addition. C’est ce que l’on appelle la croissance par addition. «L’âme du groupe elle-même doit évoluer tout comme les atomes du groupe. À mesure que chaque partie du groupe évolue, le groupe entier évolue à un degré correspondant.»[ii]

Les caractéristiques psychospirituelles de la lignée

Elles proviennent du plan psychique dans lequel évolue l’Ego ou l’âme en incarnation. Elles comprennent la somme des énergies suivantes qui vont définir le plan d’âme.  Ce plan peut être assumé entièrement, partiellement assumé, voire non assumé.

  • Les rayons ou énergies dominantes
  • Les forces dominantes
  • Les faiblesses dominantes
  • La finalité

Les sept types d’âmes en incarnation

Nous sommes constitués fondamentalement d’énergies. Et l’ensemble du grand corps de l’Humanité appartient à l’un ou l’autre des sept grands types d’énergies identifiables comme suit :

  • Le type Volonté et pouvoir
  • Le type Amour-sagesse (auquel cette lignée appartient)
  • Le type Intelligence active
  • Le type créatif artistique
  • Le type scientifique
  • Le type Idéaliste dévotionnel (auquel notre lignée se rattache aussi)
  • Le type Loi, Ordre et Organisation

Fort de ces données, nous pouvons maintenant appliquer la coloration d’un rayon particulier à la lignée étudiée.

Voici comment s’établit la filiation matrilinéaire (en ordre d’ascendance) dans le modèle étudié :

  • Nazarine Marceau (7 juillet 1887) est native du Cancer.
  • Arthémise Lacasse (12 juillet 1859) est native du Cancer.[iii]
  • Désanges Larochelle (née autour de 1819).
  • Marguerite Breton (née autour de 1798).
  • Marie-Anne Lamontagne (7 févier 1759) est native du Verseau.
  • Marie-Agathe Goupil (7 février 1729) est native du Verseau.
  • Françoise Boulay (27 décembre 1696) est native du Capricorne.
  • Françoise Paquet (baptisée le 7 février 1678) est native du Verseau.
  • Françoise Forget (née en France en 1642).
  • Renée Guillocheau (née en France en 1615).

Les forces dominantes

L’une des forces dominantes de la lignée matrilinéaire issue de Renée Guillocheau est l’amour, le besoin d’amour et le don d’amour.  Le «CŒUR EST BON» à tout le moins. Et doux par surcroît. Amour, bonté et beauté sont semblables en énergie. Le rayon d’énergie dominant s’avère particulièrement magnétique, car il fonctionne par la Loi d’Attraction.  Rappelons toujours ici que nous analysons le pôle collectif de la lignée et non pas des individus séparés, détachés de leur lignée.

La plus haute qualité de l’amour s’investit dans la compassion et le service altruiste. C’est pourquoi l’expression de l’amour s’orientera naturellement vers des professions ou métiers reliés aux besoins de la communauté ou de la collectivité. Besoin de protéger, de mettre en contact, d’unir, de fusionner, de supporter, de comprendre, d’enseigner, d’éduquer et d’illuminer la conscience d’autrui. L’observation généalogique démontre que plusieurs des descendants de Nazaire Marceau et d’Arthémise Lacasse se sont orientés dans ces champs de service.

Les faiblesses dominantes

L’une des principales faiblesses de cette lignée est la peur et l’insécurité, qui se traduiront sous diverses formes d’inhibition. Cette faiblesse n’est pas seulement le lot de la lignée; elle est d’ordre planétaire. Et les nations canadiennes et américaines y souscrivent avec une forte inclination. Avec la peur vient l’attachement démesuré aux personnes et aux objets. Nous pourrons parler de possessivité à l’endroit des personnes (êtres chers) et des choses matérielles comme l’argent et les propriétés. Le désir de possession peut être spécifique à bien d’autres catégories d’objets.

Il est important de bien distinguer entre l’amour émotionnel et l’amour impersonnel. L’amour émotionnel peut être sous-tendu par une forme d’attachement, consciente ou inconsciente. La peur de perdre les êtres aimés ou les objets chéris constitue une des faiblesses du rayon d’Amour-sagesse. L’amour impersonnel, lui, n’a rien d’égoïste. Il n’attend rien; il donne tout. Il ne possède rien pour lui-même, car il a renoncé à tout. Ayant renoncé à tout, il possède tout. Telle est la leçon spirituelle majeure que la lignée doit apprendre au fil des vies. Mais pour parvenir au stade de l’amour impersonnel – un amour détaché  et purifié – les êtres qui se rattachent à cette lignée doivent parvenir à se libérer de toutes les formes d’égocentrisme.

La finalité

Les vies successives n’ont qu’un seul objectif : développer pleinement toutes les potentialités de l’Esprit afin de prendre les initiations supérieures au terme desquelles l’affranchissement de la roue des renaissances deviendra un fait avéré. Dès que survient un alignement Âme-Personnalité, ce processus d’expansion de conscience (assumé par l’âme et non pas la personnalité) peut être raccourci ou s’étendre encore sur quelques millénaires. Au fur et à mesure que les expansions de conscience se poursuivent, l’Être devient de plus en plus lumineux, de plus en plus magnétique et devient à la fois un guérisseur et un enseignant spirituel. L’un ne va pas sans l’autre. Sur les derniers stades, la maternité n’est plus recherchée. Le plan d’âme ne va pas non plus dans cette direction, de sorte que la dernière incarnation demeure la plus difficile car elle est vécue dans une grande solitude. Il doit en être ainsi pour parvenir à s’affranchir de la gravitation de la Terre. À l’heure actuelle cependant, aucune âme de la lignée n’est rendue à ce stade et le processus final d’affranchissement pourra prendre encore quelques millénaires, à moins que les éléments les plus avancés ne profitent des énergies propulsives de l’Ère du Verseau pour accéder au stade supra humain.

Signatures zodiacales et qualités d’âmes des premières canadiennes

Hormis les mères nées en France et pour lesquelles nous ne disposons pas d’informations quant à leur date de naissance, les premières canadiennes – pendant quatre générations – affichent des signatures zodiacales intéressantes : le Capricorne et le Verseau. Compte tenu du fait que la colonie était en formation et qu’il fallait relever d’énormes défis pour survivre, ces signes favorisaient énormément le dévouement et l’entraide. Les femmes de ces quatre générations devaient être possiblement des femmes de tête, et assez actives dans leur milieu de vie. Des femmes manifestant plusieurs ressources et très à l’écoute des besoins d’autrui. Notons que les trois natives du Verseau sont nées autour des mêmes dates. Le Verseau est un signe qui incite à «déverser le meilleur de lui-même pour le bien du groupe ou de la communauté.»

Les âmes de groupe

Concluons notre recherche par quelques considérations sur la descente en incarnation des âmes d’une même filiation spirituelle. Premier constat : «Mais ce n’est pas parce qu’ils sont des unités d’un même groupe qu’ils doivent nécessairement se réincarner dans la même région. Ils peuvent même s’incarner sur des planètes différentes et, en fait, cela est plus fréquent que l’inverse.»[iv] Seconde vérité : «Il faut comprendre que ces relations ne relèvent pas des sens. Il peut même y avoir de forts antagonismes entre les membres d’une âme de groupe en ce qui concerne le plan physique, et quant à la question de la reconnaissance mutuelle sur ce plan, c’est presque impossible, car les sens physiques doivent être utilisés et ces derniers sont inutiles pour reconnaitre les choses intérieures.»[v] Troisième vérité : «Et le fait même que ces relations entre les personnes de sexe opposé, même dans les liens du mariage, soient dans d’innombrables cas si peu durables [de nos jours] prouve que ces relations ne relèvent pas de l’âme, mais clairement du corps avec son instinct de reproduction pour perpétuer l’espèce, qui est exactement le même que celui de toutes les formes inférieures de vie animale et végétale.»[vi] Et quatrième élément de réflexion : «Pour être pleinement conscient de l’âme individuelle, l’Ego en incarnation doit avoir développé un mental d’un ordre supérieur à celui que possède l’homme moyen et il doit avoir établi une corrélation entre ce mental et la forme ou le véhicule de l’âme dans lequel ce mental opère.»[vii] En d’autre termes, s’il est admis que nous appartenons tous à une même âme de groupe, il reste difficile pour la plupart des incarnés dans ce présent cycle de le comprendre avec la lumière de l’âme et ce, tant et aussi longtemps qu’un contact n’aura pas été établi entre l’âme et la personnalité. Cela ne doit cependant pas nous empêcher de resserrer les liens qui nous unissent en essayant de dépasser les frictions relationnelles lorsqu’elles se présentent. Vue dans cette perspective, la généalogie spirituelle – il va sans dire – a de très belles perspectives d’avenir. Elle constitue un champ de recherches fascinant, tant pour l’astrologue que pour le généalogiste. Il faut cependant privilégier un esprit de synthèse nos conclusions risquent d’être faussées.

Bibliographie

  • Les Enseignements du Temple (2008), Volumes 2 et 3, Les Éditions du 3e Millénaire, Sherbrooke.

Remerciements

L’auteur tient à remercier :

  • Tous les membres de la fratrie qui lui ont fait parvenir les informations demandées.
  • Marcel Mercier, pour son ouvrage consacré à la généalogie des familles Mercier et Marceau.
  • Michel Mercier, fondateur des Éditions du 3e Millénaire, dont les ouvrages ont servi de bougie d’allumage pour la recherche.
  • Denis Brodeur, pour les photographies traitées et les recherches généalogiques complémentaires.
  • Lisette et Suzanne Couture, pour la sauvegarde des photos de la famille Marceau.
  • Jean-Denis Pellerin, pour la révision du texte.
  • Lisette Couture et Yvonne-Marie Santerre, pour l’histoire de Charles Lacasse.
  • Nazarine Marceau et Huguette Mercier, pour la sauvegarde du patrimoine photographique familial.

Notes :

  • [i] Les enseignements du Temple, Volume 3 (2008), Les Éditions du 3e Millénaire, Sherbrooke, p. 145.
  • [ii] Idem, p. 147.
  • [iii] Selon sa carte mortuaire, elle est décédée le 23 mars 1941 à l’âge de 82 ans et 8 mois Elle serait donc née en juillet 1859.
  • [iv] Les Enseignements du Temple, Volume 3 (2008), Les Éditions du 3e Millénaire, Sherbrooke, p. 467.
  • [v] Idem, p. 468.
  • [vi] Idem, p. 468.
  • [vii] Les Enseignements du Temple, Volume 3 (2008), Les Éditions du 3e Millénaire, Sherbrooke, p. 468.

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