Comment la nouvelle astrologie aborde la synastrie (1ere partie)
18 septembre 2021

Par René Le Brodeur, chercheur

Le rôle de la synastrie

Définir les paramètres de la nouvelle astrologie pourrait couvrir un volume entier, mais nous ne nous livrerons pas à cet exercice d’autant plus qu’il a déjà été fait à travers les nombreux ouvrages d’Alice A. Bailey. Stipulons cependant que la nouvelle astrologie pose comme principe fondamental que TOUT DANS L’UNIVERS EST SPIRITUEL. C’est pourquoi l’astrologie qui aspire à réaliser la Vérité examinera nécessairement l’essence la plus fondamentale de la vie dans la mesure où la recherche de la perfection de soi ne peut être atteinte que par la conscience de la spiritualité. Mais une autre raison l’emporte sur toutes les autres considérations : le développement spirituel atteint par l’Humanité présentement. Ce stade évolutionnaire devenu effectif à l’entrée de l’Ère du Verseau justifie la mise en place de cette astrologie de l’âme. Ainsi aura-t-on dorénavant deux classes d’astrologues : «ceux qui s’occupent de l’astrologie exotérique et donc de l’horoscope de la personnalité et ceux qui s’occupent de l’astrologie ésotérique, donc qui étudient et s’occupent des buts de l’âme». À cet égard, la nouvelle astrologie considère que l’approche synastrique est l’une des plus importantes dans la mesure où tous les Êtres sont interconnectés. Et plus particulièrement les couples. Elle enseigne que nos relations doivent être considérées comme intrinsèquement spirituelles et de ce fait, lorsqu’elles sont harmonisées, servent le Bien Commun. Il n’y a qu’une seule façon de régler les problèmes épineux d’un couple ou d’un groupe si ce n’est que par la tolérance, la bonne entente, le dialogue constructif et LA BONNE VOLONTÉ RÉCIPROQUE. Ainsi parviendrons-nous à de justes relations humaines. Mais d’abord, il faut s’assurer de la présence du facteur compatibilité entre les partenaires. Pour comprendre ce concept, il suffit de marcher dans un champ et d’observer où poussent les fleurs et comment elles se répartissent harmonieusement en fonction de leur couleur. Naturellement les fleurs jaunes pousseront à côté des fleurs violettes et les orangées non loin des jaunes. Les fleurs printanières nous en fournissent la preuve évidente. La nature détient la clé des appariements fonctionnels. Pourquoi ne pas s’en inspirer ?

 

 

La synastrie, c’est la science de la compatibilité

La synastrie vise à identifier nos compatibilités, lesquelles reposent au préalable sur l’harmonisation des auras. C’est pourquoi toute la problématique des compatibilités est conditionnée par des énergétiques spécifiques, attractives, répulsives ou cohésives. Tous les individus ne sont pas faits pour vivre ou coopérer ensemble. Non pas qu’ils ne le veulent pas, mais parce que leur patron énergétique fondamental nécessite la fusion de rayons d’énergie identiques ou complémentaires. Ce constat relève d’une vérité scientifique puisque «deux auras harmonisées peuvent créer un Monde Nouveau. Deux auras harmonisées peuvent être un gage de succès, car la réaction à l’unification des rayons dirige tout commencement vers le progrès».  Fort de cette vérité, le premier objectif de la synastrie, vu sous l’angle spirituel, consistera à cerner l’affinité élective d’un couple, ce qui peut se faire au moyen de la connaissance des rayons primaires (rouge, bleu, jaune) ou secondaires (orangé, vert et violet). Et plus rapidement l’astrologue intégrera la science des rayons dans son parcours professionnel, mieux il pourra cerner certains paramètres qui échappent à l’astrologie orthodoxe.

Il serait bien maintenant de préciser les couleurs des rayons. Le lecteur voudra bien noter la dualité des couleurs, selon que l’on a affaire à sa modulation exotérique ou ésotérique.

Les sept rayons et leurs couleurs

R 1 Orangé à l’exotérique Rouge à l’ésotérique
R 2 Indigo avec un peu de pourpre Bleu lumineux
R 3 Noir Vert
R 4 Crème Jaune
R 5 Jaune Indigo
R 6 Rouge Rose argenté
R 7 Blanc Violet

 

Mais en pratique, qu’est-ce que cela signifie ? Voici. Lorsque deux partenaires ont leur âme sur le même rayon –parce que leur couleur est identique– la reconnaissance est immédiate. Lorsque les partenaires possèdent une affinité en vertu d’une similitude de rayon secondaire, il y a aussi reconnaissance, mais pas nécessairement immédiate. Les quatre couleurs subsidiaires ou secondaires peuvent être utilisées «comme terrains de rencontre, pour le bénéfice des deux parties en cause». Certes, l’identification des rayons n’est pas nécessairement pratique courante en astrologie, mais pas impossible non plus. Dans un premier temps, la meilleure chose qu’un astrologue puisse faire consiste à observer l’action des rayons auxquels il est le plus responsif. Un ou deux apparaîtront nécessairement. Ce seront possiblement les rayons de la personnalité et de l’âme. Par la suite, il pourra s’orienter vers l’identification complète de sa ligne de rayons. Et au fur et à mesure qu’il prendra de l’assurance, il pourra s’essayer auprès de son entourage tout en conservant pour lui seul ces informations tant qu’elles n’auront pas été corroborées par les sujets étudiés.

Comment intégrer la science des rayons en synastrie ?

La science des rayons peut être d’une grande utilité en synastrie puisqu’une fois alliée à l’astrologie, elle bonifiera l’analyse en lui évitant de se transformer en un squelette desséché, vu la jungle inexplicable, voire inextricable, de données à considérer. Et si le cœur participe à ce travail de décryptage, il remontera jusqu’à l’invisible réseau des causes. Ne nous y trompons pas : la synastrie exige tout le raffinement du cœur intuitif. Mais par où commencer ? Pour réussir l’exercice, il faut décréter que l’on parviendra au but parce qu’un décret équivaut à un commandement dans l’espace. Il active la matérialisation d’un désir. Poursuivons.

Comme mentionné précédemment, l’astrologue pourrait déterminer sa propre ligne de rayons. Et la valider au fil des mois. Pour ce faire, il doit lire, assimiler les informations sur les rayons au même titre que tous les paramètres basiques de l’astrologie. Cela prendra un certain temps, mais pas davantage que l’étude de l’astrologie  classique. Par la suite, il pourra se mettre à l’observation et rédiger un carnet dans lequel il notera comment il réagit dans telle ou telle circonstance. Il commencera à dresser un ordre de corrélations entre ses expériences physiques, émotionnelles et mentales et les rayons pressentis. Autre point à considérer. Il est souvent impossible d’accepter des concepts nouveaux à la première lecture. Il faut les reprendre sous toutes leurs couleurs, sous toutes leurs facettes, du matin au soir. La nuit peut apporter un courant de compréhension inédit. L’audace paie.

Par ailleurs, si l’astrologue est doué de clairvoyance supérieure ou qu’il partage sa vie avec un ou une partenaire qui possède cette faculté psychique, l’appropriation de la connaissance sera beaucoup plus rapide. Restera encore ici à valider l’information au fil des mois. Mais quel que soit le degré de difficulté apparent d’entreprendre l’étude des rayons, il est préférable de commencer maladroitement en étudiant et en s’appropriant une base sur laquelle bâtir. Tous les efforts doivent être consentis, car il reste d’autres outils disponibles lorsque la connaissance directe ne peut être appliquée. Ces outils découlent de la science cognitive. Quels sont-ils ?

  • Les tests d’aptitudes ou d’orientation tels qu’ils sont utilisés en milieux scolaires.
  • Les grilles d’identification des rayons proposées par divers chercheurs, dont la grille de Serge Pastor. Bien qu’imparfaite, cette grille permet de circonscrire en gros les rayons dominants d’un sujet.

La puissance coopératrice du couple

En utilisant son intuition pour amalgamer traits de caractère, tendances profondes et lignes de rayons pressentis, l’astrologue peut parvenir à certains résultats qui seront prometteurs si le couple participe au processus. Mais soyons clair. Il n’appartient pas à l’astrologue de déterminer les rayons du couple. Certes, il doit aider, mais ne peut se substituer aux partenaires qui ont d’ailleurs la responsabilité de partir à leur propre découverte. En effet, eux aussi doivent s’impliquer dans le processus. Si le couple est ouvert et motivé, s’il peut plonger dans la lecture des ouvrages de base consacrés à la science des rayons, du moins réussir à parcourir la partie descriptive des effets des rayons –la partie la plus courte– la possibilité d’arriver à circonscrire la ligne de rayons est quasiment gagnée. Comme les partenaires vivent côte à côte au quotidien, ils ont développé l’aptitude d’évaluer mutuellement leurs forces et leurs faiblesses. Par exemple, un partenaire ayant le second rayon dominant peut se montrer très attaché à ses semblables, alors qu’un partenaire du premier rayon sera capable de fonctionner sans attachement. L’un et l’autre doivent parvenir à l’équilibre dans ce qu’on peut appeler paradoxalement L’ATTACHEMENT DÉTACHÉ. La science des rayons n’est pas la science du prêt-à-porter ou encore du prêt-à-­emporter. Elle use de l’intuition sans laquelle l’identification de la ligne de rayons demeure hors de portée.

Si l’approche incluant l’astrologie des rayons reste encore difficile au début, l’astrologue pourra se tourner vers les acquis de l’astrologie qu’il maîtrise bien en regard des attractions idéales comme les types Feu et Air, Terre et Eau. Mais encore ici, tout n’est pas aussi simple, car «l’horoscope de la personnalité coïncide rarement avec celui de l’individu. Souvent l’esprit a dans l’horoscope de sa personnalité tous les signes de feu, alors que sa substance fondamentale appartient à l’élément opposé et vice versa. La substance du feu est déterminée par la graine fondamentale de l’esprit».  En astrologie spirituelle et dans la détermination des quatre typologies fondamentales, la nature ignée (Feu) de l’esprit ne se détermine pas en additionnant des planètes dans des signes de Feu. Même chose pour les trois autres types. Les types Pur Feu – et il est bon d’arriver à les cerner – possèdent des caractéristiques propres. Nous parlons de la vie de l’esprit ici et non pas de la vie de la personnalité. Identifier un type Pur Feu s’avère facile puisque ces Êtres ont besoin de pression; ils scintillent pendant la tension. Ils s’adonnent toute leur vie durant au labeur joyeux. Ils accomplissent quelque chose qui parfois se remarque, parfois pas. Leurs accomplissements relèvent de la plus radiante tension du Feu, laquelle ne peut échapper à l’intuition de l’astrologue s’il l’observe au plan physique ou mental. Si l’astrologue veut se donner la peine d’investiguer pour cerner les types Pur Feu, qu’il commence à poser des questions en rapport avec la sudation. Les vrais types Feu (au plan physiologique) ne suent pas beaucoup à l’échelle d’une vie. Et un surplus de poids ne les affectera jamais. Le mouvement perpétuel du Feu –sa tension constante– le leur interdit. Tous les esprits types Pur Feu sont engagés dans un processus de transmutation ardente alors que se livre actuellement sur la planète la grande bataille entre les Forces de Lumière et les Forces Sombres du matérialisme. Or dans la bataille en cours, l’avancée victorieuse exige de faire partie de l’élément Feu.

Mais à qui s’adresse la synastrie d’obédience spirituelle ?

Comme dans toute approche astrologique, le praticien travaille en fonction des paramètres véhiculés par trois grands courants de pensée :

  • L’astrologie orthodoxe ou traditionnelle avec ses nombreux sous-courants.
  • L’astrologie transpersonnelle, développée par Dane Rudhyar et Alexander Ruperti, qui met en valeur le concept de hiérarchie des Touts (le holisme notamment). Et l’astrologie d’obédience rosicrucienne mise de l’avant par Max Heindel. Ces deux courants ont ouvert la voie à l’approche spirituelle tout en priorisant l’analyse de la personnalité. Dans les deux cas, il s’agit d’une astrologie de transition.
  • L’astrologie de «l’âme» (et sa soeur l’Agni Yoga) telle que l’ont transmise à l’Humanité Alice A. Bailey et Élena Roerich. Ce courant préfigure l’avancée de ce que deviendra l’astrologie durant l’ère du Verseau : une astrologie globale.

Le premier courant écarte toute référence implicite à la spiritualité, ne s’intéressant qu’à la vie de la personnalité. Le second ouvre une porte à la spiritualité tout en cernant les défis de la vie de la personnalité. Il reconnaît la Hiérarchie (Gouvernement invisible de la planète) comme Source d’influence auprès des disciples et des initiés. Il promeut le concept de «niveau de conscience» du sujet. Le troisième courant pour sa part délaisse la vie de la personnalité pour se consacrer entièrement à l’étude de l’expérience de l’âme dans la forme qu’elle nourrit. Focalisée davantage sur le corps mental, cette astrologie conjugue les acquis des neurosciences actuelles (Lois de la pensée) avec le Yoga du Feu. Elle considère le sujet non plus comme un simple observateur mais comme un expérimentateur de premier plan, engagé dans la maîtrise des énergies convergeant vers lui.

 

 

Mais à qui s’adresse la synastrie spirituelle ? Pour le moment, cette approche n’est offerte qu’à la minorité des couples ayant entrepris une démarche spirituelle et cheminant (consciemment) sur le sentier du retour. Et encore faut-il que l’astrologue –s’il veut offrir ce service– ait intégré un bon nombre de connaissances en rapport avec ce courant, ce qui nécessite une vie d’études constantes. Cette approche novatrice vise essentiellement les couples qui méditent, car le sentier de l’équilibre ne peut être atteint que de cette manière. Même si ces couples ne sont pas très nombreux, leur nombre ira croissant durant les prochaines décennies. C’est pourquoi l’astrologue doit se préparer à les servir en conséquence, à défaut de quoi il risque de se fourvoyer dans son interprétation.  Un couple dit spirituel aura besoin d’une approche la plus complète possible qui va bien au-delà des seuls critères d’analyse promus par l’astrologie classique, alors qu’un couple indifférent au principe spirituel pourra fort bien se satisfaire d’une approche axée sur la vie de la personnalité. Comme nous pouvons le constater, l’astrologue doit conditionner son analyse en fonction du niveau de conscience de ses clients.

Cela étant dit, le praticien aura à cette étape préliminaire deux principes à évaluer chez les partenaires : le principe d’unanimité et le principe de durabilité.

  • Le principe d’unanimité se loge dans le temple secret du cœur. Il se vérifie non pas de façon intellectuelle, mais par la perception spirituelle du mental supérieur illuminé. Ce principe est sous-tendu par la Bonne Volonté de Bien. Il est aligné sur la volonté de l’âme. Il s’arrime à la concordance spirituelle des partenaires. Il révèle une harmonie parfaite.
  • Le principe de durabilité fait en sorte que le couple s’oriente vers une union pérenne, capable de résister à tous les obstacles qui seront rencontrés dans la relation. C’est aussi une façon d’envisager le côté nécessairement karmique de la relation et des dettes mutuelles devant être acquittées.

La clarification des motifs et de la connexion

Bon nombre d’astrologues devraient se considérer comme des travailleurs spirituels engagés vers la compréhension des motivations humaines. Aussi la première question à poser au couple s’orientera-t-elle vers la définition des motifs. Des réponses évasives démontreront une confusion évidente, le cœur à ce stade n’étant pas encore touché et n’ayant pu élaborer ses élans. Le Monde Subtil restera inaccessible à ce couple. Autre possibilité, si le couple n’arrive pas à clarifier la nature de sa connexion, l’astrologue se mettra en mode de retenue. Par connexion, il faut entendre l’accord dans les quatre modalités de fonctionnement d’un être humain : le physique, l’émotionnel, le mental et le spirituel. C’est donc dire qu’avant de procéder au travail d’interprétation synastrique, l’astrologue demandera aux partenaires de déterminer la base de leur attraction. En d’autres termes : évaluer leur niveau de fusion. S’il manque un accord, et surtout l’accord spirituel, l’astrologue anticipera que l’union ne sera peut-être pas pérenne ou comportera certaines failles. Diplomate, il gardera cette information pour lui, à moins d’être carrément interpellé à cet effet. Mais si l’astrologue arrive à déceler une «reconnaissance d’âme» entre les deux partenaires –en dépit de leur incapacité à l’exprimer verbalement– il saura que la connexion du couple repose sur une similarité de vibrations, à savoir que la rencontre entre les deux partenaires s’est effectuée en fonction d’une ressemblance quant à la couleur, à la note et au rythme de leur rayon dominant ou secondaire. C’est ce que l’on appelle la reconnaissance d’âme immédiate et mutuelle. Cette reconnaissance offre la garantie d’une union pérenne puisque tout succès relationnel repose sur la qualité de la pensée. Toute relation qui se veut viable doit cultiver journellement une qualité de pensée optimale. Que ce soit dans le couple ou dans un groupe, «l’absence de coopération rend les partenaires tout à fait impuissants. La perte de concordance de rythme détruit toute possibilité de nouveaux accomplissements». Toute désunion engendre son lot de difficultés et un tel état s’avère des plus dangereux. Mais un couple spirituel partage et promeut l’élan d’unité. De la sorte, l’aimant du cœur se renforce journellement.

Comment fonctionne la nouvelle astrologie en rapport avec la synastrie ?

La nouvelle astrologie reconnaît et pose comme principe que tout peut être transmutée. Elle ne s’emploie pas à plonger dans les sombres recoins de l’Être afin d’identifier les inharmonies, les faiblesses et tous ces territoires inconquis par l’âme. Elle délaisse carrément le passé pour ouvrir la porte à l’avenir. Elle s’articule sur les trois fondements de la Vie : la Volonté, l’Amour (la puissance du cœur) et l’intelligence de compréhension. Elle vise à stimuler ces trois composantes chez les clients venus en consultation. Elle leur propose des outils utilisables dans l’instant, car tout peut être atteint, tout peut être dépassé, tout peut être racheté si la volonté est manifeste et si les ressources du cœur sont présentes. La nouvelle astrologie simplifie au maximum la recherche préalable. Elle ne s’empêtre pas dans un dédale inextricable d’informations plus ou moins contradictoires, plus ou moins utiles pour le client qui, au fond, se connaît mieux qu’il n’y paraît. Un mental honnête est parfaitement capable d’identifier ses faiblesses et ses défauts. Il le fait en misant sur le futur et non plus sur le passé, en focalisant sa pensée vers l’avenir, vers le Bien général. Un mental honnête se transforme lui-même et transforme par le fait même et son environnement et ses relations. La connaissance du cœur sait qu’elle ne parviendra à l’équilibre que par l’accomplissement spirituel.

La nouvelle astrologie cerne le battement rythmique de la vie du couple

Puisque chaque forme par sa radiation affecte toutes les autres formes, la réponse des deux partenaires à leur entourage dépendra de leur propre forme et de leur stade évolutionnaire.  «C’est l’influence de la qualité et de l’énergie de l’âme qui détermine si un homme, dans telle circonstance donnée, agira comme introverti ou extraverti». C’est pourquoi cette information est si capitale. Introversion ou extraversion ne sont pas des faits astrologiques per se. L’une et l’autre relèvent des qualités d’âme. Ainsi, la nouvelle astrologie tendra à équilibrer ces tendances émanant de la force des rayons des partenaires afin qu’ils puissent «s’exprimer, d’une part pour se frayer un chemin dans le monde extérieur, et d’autre part pour surmonter aussi les obstacles dans le monde intérieur».  Plus que toute autre catégorie de Terriens, le couple spirituel est appelé à traverser plusieurs cycles d’alternances d’introversion et d’extraversion. Aussi doit-il en être avisé. Et pour bien faire comprendre au couple ces balancements rythmiques, un astrologue aurait tout intérêt à maîtriser une technique de méditation au gré de laquelle il expérimentera à son tour ces cycles si particuliers. Cependant, même s’il ne médite pas, il doit disposer de cette connaissance. Le lecteur doit prendre note que ces périodes ne sont pas nécessairement identifiables dans un thème de révolution solaire, dans la mesure où ces cycles opèrent à un autre niveau. Accorder sa vie aux battements rythmiques de l’âme et de la personnalité constitue une clé d’ascension. Les battements rythmiques nous propulsent et nous protègent du retard. Au contraire, un rythme brisé, tantôt retardé, tantôt accéléré, cause une énorme dépense d’énergie. Un couple qui a commencé à avancer en un rythme ardent ne reculera pas devant les difficultés de parcours. C’est précisément ce rythme qui préservera des réflexions chagrines et conduira plus loin en esprit. Le rythme fortifie toute relation.

Les processus initiatiques

Si le couple avoisine la cinquantaine et affirme méditer depuis plusieurs années, l’astrologue pourra lui parler des processus initiatiques afin qu’il puisse s’y préparer au mieux, même si l’initiation ne sera pas prise durant la présente incarnation. Il est facile de constater si le couple est en voie de prendre la première initiation ou s’il l’a déjà prise. Ou encore s’il se prépare à passer la seconde. «La première initiation amène l’initié à être maître du plan physique. La seconde le rend maître du plan astral». C’est par la connaissance intuitive et une acuité d’observation soutenue que l’astrologue parviendra à se faire une idée du point d’évolution du couple. Il évaluera la vitalité et le magnétisme des partenaires –individuellement et comme un tout fusionné. Il soupèsera chacune de leurs réactions l’astrologue se taira si le couple n’a aucune conscience de la Hiérarchie spirituelle. Dans le cas contraire, l’astrologue pourra parler du processus d’entraînement à la prise de l’initiation. Il pourra suggérer la lecture de quelques ouvrages. Un astrologue avisé écoutera d’abord ses interlocuteurs, c’est ensuite seulement qu’il exprimera une opinion ou émettra une suggestion de lecture. Il n’écoutera pas seulement  pour connaître l’essence de leur pensée, mais aussi pour découvrir en quels termes s’expriment ses interlocuteurs. Reconnaître le niveau d’évolution du couple favorise une discussion adaptée à son niveau de conscience, et ce d’autant plus que d’autres embûches guettent ce couple: les mirages et les illusions.

La détection des mirages

Sujet fascinant et complexe, la problématique des mirages pourrait couvrir un volume entier. Nous nous limiterons cependant à l’essentiel. Mais qu’est-ce qu’un mirage ? Un mirage est une énergie qui s’apparente à un brouillard à travers lequel le sujet et l’Humanité voient un monde déformé. Tous les Terriens «non éveillés» sont sujets aux mirages et doivent affronter leurs propres mirages et ceux qu’a produit l’Humanité depuis des millions d’années. Les illusions, elles, sont reliées au plan mental, au plan des idées. «Ce sont des formes-pensées illusoires ayant leurs racines dans la vie de la personnalité inférieure et dans la nature du désir des masses».  À ce chapitre, l’identification des mirages et des illusions propres aux rayons dominants sera d’un grand secours pour le couple. Avec l’aide de l’astrologue, le couple pourra y parvenir par l’observation, l’intuition et le processus de dissipation. La position de l’astrologue ici consistera à proposer aux partenaires de prendre toutes les mesures utiles pour annuler les influences planétaires indésirables en vue de dominer les réactions de la personnalité. Ceci ne pourra être fait qu’en appliquant le pouvoir de la pensée. Cela nécessitera pour le couple une confiance totale dans la compréhension et l’interprétation de l’astrologue. Sera aussi exigée du couple le fait de pouvoir assumer consciemment l’attitude de l’Observateur spirituel tout en cultivant le pouvoir de répondre aux impacts de l’âme.

Bibliographie

Association Agni Yoga (1990), Monde de feu 1, Yerrres, p. 315.

Association Agni Yoga (2007), Surterrestre 3 , Yerres, p. 220.

Association Agni Yoga (1994), Monde de Feu 3, Yerres, 375 p.

Bailey, Alice A. (1976), La guérison ésotérique, Éditions Lucis, Genève, p. 97.

Bailey Alice A (1972), Le mirage, problème mondial, Éditions Lucis, Genève, 199 p.

Bailey Alice A. (1976), L’État de disciple dans le Nouvel Âge, Vol. II,  Éditions Lucis, Genève, p. 530.

Bailey, Alice A. (1977), Les rayons et les initiations, Éditions Lucis, Genève, pp. 464-474.

Bailey Alice A. (1971), Traité sur les sept rayons, volume 1, Éditions Lucis, Genève, pp. 288-289.

Roerich, Élena (2002) Lettres, Vol 1. Les Éditions du IIIe Millénaire, Sherbrooke, 559 p.

Roerich, Élena (2003), Lettres d’Élena Roerich, Vol. 2, Les Éditions du IIIe Millénaire, Sherbrooke, p. 221.

 

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