Troisième partie-Solutions aux problèmes de l'hémisphère sud


TROISIÈME PARTIE : SOLUTIONS ENVISAGÉES POUR AJUSTER NOS ANTENNES SUR LA RÉALITÉ COSMOGRAPHIQUE DES MOUVEMENTS DE LA TERRE ET DU CIEL

Par Donat Gagnon

D’après mes lectures et des échanges de courriels des dernières semaines, je dois dire que les astrologues ne s’entendent pas tous sur l’idée d’adapter leurs façons d’ériger et d’interpréter les cartes du ciel pour l’hémisphère Sud et en partie pour l’hémisphère Nord.  Certains pensent qu’il faut conserver le modèle actuel qui tient peu compte des différences hémisphériques et de la manière de séparer les deux hémisphères pour la pratique astrologique. Il est vrai que c’était coutumier de penser la cosmographie de la Terre sur le modèle de l’hémisphère Nord en pensant que cette approche était universelle. Tout le monde s’adaptait à cette pratique, y compris le Sud.

Étant donné les saisons inversées en Amérique du Sud, pour prendre cet exemple, j’imagine très bien que l’adaptation devait être plus difficile pour eux. Ils devaient utiliser nos signes nordiques remplis d’images inspirées de l’automne et de l’hiver dans un environnement de printemps et d’été au Sud. Bien sûr on dit qu’on peut s’adapter à tout, mais c’est au risque de déformer les images empruntées à un autre contexte et d’avoir des difficultés à concilier les emprunts avec le ressenti des gens en régions Sud.

Trois solutions sont envisageables pour amoindrir le choc.

A - CONSERVER LE MODÈLE HABITUEL AVEC LES SIGNES PLACÉS DANS LE MÊME ORDRE AVEC SENSIBLEMENT LES MÊMES RÈGLES D’INTERPRÉTATION DÉJÀ UTILISÉES PAR LES ASTROLOGUES DU SUD.  

Pour ma part j’imagine que les praticiens sensibles et intuitifs de ces régions ont un imaginaire instinctivement enrichi par leur contexte naturel et par les acquisitions offertes par la culture astrologique traditionnelle. On peut travailler avec cela, mais ce n’est pas le meilleur point de départ.  En outre on peut pratiquer une astrologie axiale, où le signe opposé devient aussi important que celui sur lequel on est né. Par exemple, un individu né le 15 décembre 1984 (comme Monsieur Hou ci-haut) qui s’intéresse à l’étude du signe d’en face le Gémeaux et qui voit en ce dernier un complémentaire enrichissant sa propre perception. Cette hypothèse est d’autant plus intéressante qu’elle me semble favoriser l’intégration des opposés à l’instar de la coïncidence des opposées recherchée dans les authentiques démarches métaphysiques ou spirituelles. Il est très probable que les gens de l’hémisphère Sud soient naturellement plus réceptifs à ce genre de démarche parce qu’ils ressentent (davantage que les nordistes) de façon instinctive ces appels à intégrer les valeurs des signes opposés, parce qu’ils se reconnaissent mieux dans le signe opposé. Mais allez savoir pourquoi ils seraient plus sensibles au signe opposé de leur Soleil..?

Ici à Trois-Rivières (Québec, Canada), nous avons invité et reçu durant quelques mois les fins de semaine, un bon astrologue de Montréal pour nous donner une série de conférences qui ont été bien appréciées par une grande et fidèle assistance.  M. Jean-Jacques Guillot pratiquait l’astrologie axiale et s’appuyait largement sur le livre de Gisèle Borie et Géraldine Jouin « L’Astrologie : l’interprétation des signes par les mythes » (Éditions du Rocher, 1990)  Il faut avoir une sensibilité d’hémisphère Sud pour penser à une telle idée. Il est écrit en introduction, à la page 10 : « Son intention (du livre) est effectivement d’apprendre à monter un thème, à calculer une révolution solaire ou un thème pour l’hémisphère Sud, mais il propose aussi, et surtout, une nouvelle lecture du zodiaque ainsi qu’une nouvelle définition du rôle des planètes. » 

En commentaire à cette formulation ‘une nouvelle lecture du zodiaque’, je vois là l’aveu plus ou moins conscient de réformer le zodiaque. C’est  aussi le symptôme d’un zodiaque inadéquat ou désaccordé pour l’hémisphère Sud et le besoin de compenser par le langage de l’espace mythique et atemporel de la mythologie.  Tout en reconnaissant la richesse des mythologies qui ajoutent du sens et de la profondeur à la vie quotidienne, je crois qu’il faut s’assurer qu’elles s’accordent au contexte d’incarnation des peuples régionaux. Je sais aussi qu’en astrologie, avant toute interprétation, on doit s’assurer que les données naturelles sur lesquelles on prétend s’appuyer, sont exactes et démontrables de façon cosmographique.  À défaut de bases naturelles solides, on se débrouille comme on peut, ou on pratique un « art » qui n’est plus l’astrologie.

B - PROPOSER LE RENVERSEMENT DES SIGNES EN HÉMISPHÈRE SUD.  

Le renversement des signes en hémisphère Sud posait problème aux cosmographes.  Madame Astrid Fallon parle de sa retenue concernant l’inversion des signes, en introduction de son article The South Hemisphere Inversion, publié sur son site (www.fallonastro.com/text-hemisouth) le 2 avril 2005. Mais elle était bien consciente que les calculs et les modèles habituels de présentation ne reflètent pas l’inversion des saisons pourtant réelles.  Le problème que lui posait l’inversion des signes à partir de l’équateur la tourmentait. Ne voyant pas de solution évidente, elle laissait tomber. Jusqu’au jour où Max Duval fit paraitre dans L’Astrologue No 118, un article L’astrologie en Hémisphère Sud et les régions subtropicales.  Ce dernier suggérait d’inverser les signes sur l’écliptique plutôt qu’en se basant sur l’équateur terrestre. Cette trouvaille saute aux yeux quand on réalise que les signes sont inscrits sur l’écliptique, le cercle de la sphère céleste, et non sur l’équateur.

Délimiter les hémisphères

La fig. : 3 que j’ai présentée en Première Partie représente l’équateur terrestre par une ligne horizontale correspondante à la rotation de la Terre sur elle-même, tandis que l’écliptique dans une forme sinusoïdale serpente d’un mouvement ascendant et descendant et ascendant à nouveau jusqu’à la ligne de l’équateur qui est le lieu des équinoxes. Si on revient à l’idée de Max Duval, on voit celui-ci proposer que les lieux au Nord de cette courbe sinusoïdale appartiennent à l’Hémisphère Nord, et par conséquent les lieux qui sont au Sud de cette forme serpentine appartiennent à l’Hémisphère Sud. Ce point de vue nouveau invite sérieusement à de nouvelles façons de faire.

En révisant cet article, j'ai commencé à me demander si cet énoncé n'entrait pas en contradiction avec la rotondité de la Terre qui produit les deux arcs inverses des hémisphères terrestre. De plus en plus je voyais là une incohérence inacceptable. Alors, je suis revenu à l'ouvrage de Danièle Jay Ciels et Destins...p. 36 pour voir et lire : "L'érection du thème se fait comme dans l'hémisphère Nord pour les régions situées entre l'équateur et le 23° 27' Nord, et comme dans l'hémisphère Sud pour les régions situées entre l'équateur et le 23° 27' Sud."  En somme, les cartes du ciel sont montées de la façon habituelle au Nord de l'équateur terrestre.  Au Sud de l'équateur terrestre il faut comme à l'habitude corriger les cuspides des maisons par l'ajout de 12 heures au T.S. et lire dans les tables les cuspides des maisons opposées pour les inscrire à la place des maisons XI, XII, Asc, II, III, à l'exception de l'axe méridional des maison IV et X valables pour toutes les latitudes de la Terre. Ensuite, on place les mêmes valeurs des cuspides sur les signes en face. Cette façon de faire est enseignée dans les bons traités d'astrologie. Par conséquent l'inversion dont nous parlons ne bouleverse pas tellement l'érection du thème lui-même, mais plutôt la manière de l'interpréter en respect des conditions posées par les Hémisphères célestes.

Il restait encore un problème à résoudre. Comment savoir dans quel Hémisphère céleste se trouve un lieu terrestre de la zone subtropicale ? Quand nous examinons la courbe serpentine de l’écliptique, nous pouvons voir que,  pour nous du Nord durant la moitié ascendante du cycle annuel zodiacal, cette courbe étend la zone de l’hémisphère Sud jusqu’à +23°27’ au nord de l’équateur terrestre, de même que l’hémisphère Nord étend sa zone jusqu’à -23°27’ au sud de l’équateur terrestre.  Pour mieux faire comprendre ce qui se produit, imaginons la fig.3 comme un tampon qui imprimerait cette figure sur une carte géographique qui couvrirait toute la zone subtropicale, l’impression sur la carte préciserait les lieux terrestres respectifs des hémisphères pour un moment d’arrêt précis, dirais-je, de la Terre, mais bien sûr la Terre ne s’arrête pas de tourner. C’est une première étape pour la compréhension. Quand on érige une carte du ciel, on se base d’abord sur la sphère locale (fig. 1) pour placer le lieu concerné au centre du cercle de l’Horizon; et le Méridien supérieur est au Zénith de ce lieu centré, n’est-ce pas ? Que cherchons-nous ici ? Simplement savoir dans quel hémisphère délimité par l’écliptique se trouve le lieu concerné. 

Astrid Fallon comme Danièle Jay nous renvoient aux tables préparées à cet effet par Max Duval.  Je n’ai pas trouvé ces tables.  À défaut des tables, j’utilise deux moyens à ma disposition, qui me permettent de voir dans quel hémisphère se trouve le lieu de la zone subtropicale terrestre, pour lequel j’érige une carte du ciel pour un moment précis. Comme si on immobilisait la Terre.  Le premier moyen se trouve dans la carte « Data Page » de nos logiciels, par exemple Io GraphicAstrology by TCR ou d’autres dans la filière Windows.  Les cartes de M. et Mme Nou étaient érigées en format  "Data Page" . 

Je vais utiliser le même format "Data Page" dans l’exemple suivant que j’emprunte à Marie-Paule Baicry et à Danièle Jay. Il s’agit de Raymond Barre, né à St-Denis de La Réunion (20S52  et  55E30), à 6h30m a (heure déclarée, rapporte Danièle Jay). Il a été nommé Premier Ministre au Gouvernement de la République Française le 25 aout 1976, sous la Présidence de Valéry Giscard D'Estaing; il a donné sa démission à l'élection présidentielle de François Mitterand en 1981.  Les coordonnées de naissance de Raymond Barre apparaissent dans l’encadré de la carte illustrée ci-dessous.

Premièrement nous avons besoin de la latitude géographique du lieu de naissance; deuxièmement de la déclinaison de l’écliptique au Méridien par rapport à l’équateur. Dans l’encadré supérieur gauche de la carte, nous lisons 20S52 pour la latitude géographique terrestre de naissance; dans le grand encadré inférieur gauche, nous lisons 21°S46’ pour la déclinaison de l’écliptique par rapport  à l’équateur. Conclusion : on constate que la déclinaison 21°S46’ de l'écliptique au MC est plus au sud que la latitude du lieu terrestre St-Denis à 20S52 d'un écart d'arc de cercle de 0°54'.  Voici une autre façon de dire plus simplement : le Zénith du lieu de naissance à 20S52 se situe à 0°54' au nord de l'écliptique.  Donc, le lieu de naissance de Raymond Barre appartient à l’Hémisphère Nord céleste parce qu’il est au nord de l’écliptique, même si son lieu de naissance est au sud de l’équateur terrestre.  Par conséquent sa carte du ciel doit être interprétée avec les critères de l'Hémisphère Nord céleste quoique son érection se fait de façon habituelle déjà rappelée plus haut. Maintenant ce qui peut surprendre; si monsieur Barre était né un peu plus tard vers 7 h  environ, son lieu de naissance se retrouverait de l’autre côté de l’écliptique. Dans ce cas, on devrait interpréter sa carte du ciel dans les termes de l’Hémisphère Sud céleste. Ce qui suppose l'inversion des signes du zodiaque dans l'optique de Max Duval et Astrid Fallon, ou l'inversion des maîtrises planétaires si on choisi de ne pas inverser les signes comme le fait Danièle Jay. Cette particularité de la zone intertropicale est-elle plus ou moins brutale que le fait de passer d'un signe à l'autre ? Cela signifie peut-être que les gens nés près de la latitude 0° ne sont pas abandonnés dans un calme plat.

Si monsieur Pierre Fontaine auteur de l'article Le Zodiaque sous toutes les Latitudes publié et lisible sur le site http://www.astrologie-rao.com/revue-3711 , ainsi que madame Marie-Paule Baicry dans son article L'Astrologie, saisonnière ou universelle ? publié sur le site d'Orian au volet Astrospirale, Solstice d'été 2014, avaient été mieux renseignés sur la façon de distinguer les deux Hémisphères célestes à l'usage de l'astrologie, ils ne se seraient pas fourvoyés dans une position devenue intenable.

 

 

 

 

Plus précisément cela s’explique par la rotation de la Terre qui nous fait voir en un jour l’équivalent de ce que la relation Soleil/Terre (l’écliptique) nous fait voir en un an. Les 360° du ciel défilent au-dessus du zénith du lieu en un jour. Comme la zone intertropicale est croisée (23°27') par l’écliptique, Saint-Denis de la Réunion alterne du Nord au Sud ou du Sud au Nord. Quand le lieu terrestre est sur l'équateur (ce n'est pas le cas de Saint-Denis), l'alternance est aux douze heures; quand la latitudes du lieu terrestre s'écarte de l'équateur, l'alternance est inégale en durée.   -- Avez-vous vu passer le petit clin d’œil aux progressions basées sur le rapport un jour = un an, n’est-ce pas ?  --  Au moyen des tables complètes des positions planétaires et des maisons on pourrait arriver au même résultat; mais on oublie ces bons vieux procédés avec la facilité de l’image instantanée que nous donne l’ordinateur.

Sphère céleste géocentrique ajustée pour le 10 novembre 2014, 13 h 20 m 11 s pour Machu Picchu du Pérou :

10nov13h20m11s.png 

 


 

Une sphère céleste géocentrique

Je dispose d’un outil qui me permet de vérifier si j’ai raison ou si je fais une erreur. C’est une sphère céleste géocentrique.  À la Renaissance on en fabriquait en plaçant la Terre au centre entourée d'anneaux métalliques représentant le ciel comme des bracelets d'où le nom de sphères armillaires qu'on leur donnait à l'époque en raison de l'origine latine armilla signifiant bracelet. Avec la maîtrise des plastiques d'aujourd'hui, on peut faire un globe sur lequel on inscrit les constellations d'étoiles et les règles des mesures du temps et de l'espace. Puis à l'intérieur de ce globe céleste se trouve notre globe terrestre orientable sur la latitude du lieu qu'on vise. En somme,  la sphère céleste géocentrique illustrée ici combine tous les mouvements dont nous avons parlé, et sur laquelle on voit dans quelle zone se situe le lieu visé. La précision n’est pas absolue mais suffisante pour comprendre que nous sommes dans le vrai.  J’ai choisi Machu Picchu du Pérou un lieu typique Inca de l'observation astronomique pour illustrer à l’aide de la sphère Torica Astro Globe, le passage d’un hémisphère à l’autre. Les coordonnées géographiques de ce lieu historique précolombien sont : -13S02 et 72W34 . Pour un premier test j'ai choisi 13 h 20 m 11 s.  Grâces aux coordonnées locales et horaires j’ai pu accéder à la « Data Page » (du logiciel AstroGraphic Io de TCR) qui m’a fourni le degré d’arc de déclinaison soit, -22°S26’, qui correspond à la distance en degrés d’arc entre l’équateur et l’écliptique en intersection du Méridien (la longitude de midi du lieu concerné). 

À l'aide de la sphère céleste géocentrique on voit immédiatement que la latitude géographique terrestre de Machu Picchu est au sud de l'équateur (lat.0°) de 13S02 et au nord de la déclinaison de l’écliptique céleste à -22°S26' inscrite au Méridien supérieur.  C'est donc un cas où l'on se doit d'appliquer les principes d'interprétation de l'Hémisphère Nord céleste. En effet -22°S26' moins 13S02 égale 9 degrés 24 minutes d'écart d'arc au nord de l'écliptique en intersection du Méridien de Machu Picchu 72W34 en longitude géographique.  Aussi l'observation sur la sphère nous fait réaliser que ce lieu précolombien est bien au nord de l’écliptique pour l’heure choisie, de 13 h 20 m 11 s.  À cette heure, le Soleil a traversé le Méridien ou le midi du lieu. La boule rouge (le soleil) se trouve donc de l'autre coté du grand cercle méridional. Somme toute la carte du ciel devrait être érigée pour l’heure choisie, de la façon habituelle mais son interprétation doit se faire avec les critères de l’Hémisphère Nord céleste. D'ailleurs, le logiciel d'astrologie assurait déjà qu'à 13 h 20 m 11 s  Machu Picchu était en Hémisphère Nord céleste.

Par conséquent dans ce premier essai cherchant à répondre à la question dans quel hémisphère céleste se trouve Machu Picchu à 13 h 20 m 11 s pour le 10 novembre 2014, j'ai pu constater que la carte du ciel et la sphère céleste géocentrique arrivaient sensiblement au même résultat avec un ascendant à 8°20' Poissons. Plutôt que d’illustrer ce moment par la carte du ciel, j’ai choisi de me servir de la dite sphère qui donne une image à trois dimensions. En outre cette sphère géocentrique nous permet de visualiser les trois sphères assemblées en une seule, ce dont nous avons parlé dès la première partie de cet article.  Sur la sphère transparente sont inscrites, d'abord la projection des parallèles terrestres de l'équateur (lat.0°) jusqu'aux pôles à raison de 10° d'écart, ensuite  le cercle écliptique incliné sur l'équateur, et finalement les constellations d'étoiles et autres points importants. Le temps quotidien défini par la gravitation de la Terre autour du Soleil, est inscrit en jour sur l'écliptique, tandis que le temps horaire défini par la rotation de la Terre sur elle-même, est inscrit en heure sur l'équateur.  Finalement, quand nous tournons d'Est en Ouest le globe transparent, nous imitons le mouvement du ciel apparent se déplaçant autour de la Terre immobile (au centre du globe transparent) conformément à la perspective géocentrique.

Le moment du changement d'hémisphère

Pour m'assurer de ce qui se passe exactement, j'ai effectué un multitude de tests et de choix arbitraires pour différents lieux et heures. D'abord, je dois préciser ou rappeler qu'il y a toujours deux changements d'hémisphère dans le cours d'une journée pour certaines parties de la zone subtropicale, et ces changements se mesurent à la croisée de l'écliptique au méridien tel que démontré déjà.  Ensuite, j'ai remarqué qu'une durée de douze heures par jour pour chaque hémisphère ne serait possible que pour un lieu de l'équateur terrestre au moment des équinoxes. Par contre, les lieux de la zone subtropicale qui sont distants de l'équateur donnent des distributions inégales de temps pour les hémisphères respectives durant la journée.  Pour une raison de simplicité, je ne fournis pas tous ces essais en détail; cela reviendrait à constituer les tables de Max Duval.  Tout de même, je vais fournir et interpréter quelques résultats des tests horaires du 10 novembre 2014 parmi les plus pertinents en terme d'expérience, d'autant plus que j'étais moi-même à Machu Picchu (13S02 et 72W34) ce jour-là. 

Premier changement d'Hémisphère de la journée du 10 novembre 2014

Le second exemple choisi et illustré ici n'est pas arbitraire puisqu'il correspond vraiment au premier changement d'Hémisphère de la journée du 10 novembre 2014. Cela se comprend plus facilement en examinant l'aspect de la sphère céleste géocentrique réglée précisément pour ce moment du changement d'Hémisphère céleste à 10 h 40 m 30 s.


10:40:30




En parlant de réglage, nous remarquons que les règles circulaires sont graduées :  la règle horizontale qui donne l'azimut, les points cardinaux et les degrés du cercle horizontal du plan local. Cette règle repose sur quatre supports correspondant aux points cardinaux et ces derniers sur le trépied. Sur la frange de ce cercle se trouve l'indication du point Est indiqué par E à l'azimut 270°.  On voit que ce point E est dans l'alignement de l'équateur et c'est normal pour une mesure spécifique de la Terre.  Par contre, l'ascendant qui se mesure sur l'écliptique à intersection du plan de l'horizon se trouve plutôt à l'azimut 290°.  Précisons encore que c'est l'avant midi et qu'à cette heure le Soleil n'a pas atteint le Méridien supérieur. Cela se voit et se vérifie par la boule rouge qui précède le cercle du Méridien supérieur.  La perspective étant d'Est en Ouest, il va de soi que le Pôle sud est à gauche, de même que dans la première image de 13 h 20 m 11 s. La boussole au sommet de la sphère transparente, est dans l'alignement vertical du Nadir et du Zénith, et Machu Picchu est dans cet alignement au sommet du globe terrestre à l'intérieur de la sphère transparente qui, disons-le encore, est ajustée en tenant compte de la latitude et de la longitude géographique de Machu Picchu. La règle permettant cet ajustement est le cercle vertical jaune gradué pour les latitudes terrestres qu'on fait balancer, ou vers le sud ou vers le nord, entraînant ainsi le basculement de la terre et permettant de placer la latitude du lieu dans l'axe vertical. Voilà pour la latitude. Maintenant pour placer la longitude dans l'axe vertical, il faut intervenir sur le globe terrestre à l'intérieur, le tourner et placer le lieu au sommet, dans l'alignement du Méridien supérieur. Quand cela est bien fait, la sphère céleste géocentrique nous présente une vue concrète d'un moment des rapports du Ciel et de la Terre dans la perspective géocentrique, qui a priorité pour les gens vivant sur terre.

En somme, la problématique du changement d'un Hémisphère à l'autre peut se résumer dans la formulation suivante : le changement d'un Hémisphère à l'autre se produit quand le MC de l'écliptique croise le Vertical du lieu choisi, ici c'est Machu Picchu (Lat: 13S02 et Long: 72W34).  On peut dire aussi, c'est l'intersection du MC de l'écliptique et du Vertical du lieu choisi. Cela aurait été plus évident sur l'image de la sphère si la photo avait été prise dans l'alignement de l'écliptique. Tout de même cette image nous apprend déjà beaucoup. En terminant, l'interprétation de ce cas et de tous les autres moments pour le même lieu jusqu'à 18 h21 devraient être traités avec les critères de l'Hémisphère nord céleste, la durée en Hémisphère nord céleste étant de 7 h 40 m 30 s. 

Le deuxième changement d'Hémisphère céleste de la journée du 10 novembre 2014

Encore à Machu Picchu, le deuxième changement se produisit à 18 h 21 m , tel qu'illustré par l'image suivante à trois dimensions. Mais si nous étions dans un autre lieu de la zone, l'heure du changement serait un peu différente. Par exemple à Ollantaytambo un lieu sur le parcours de Machu Picchu à Cusco, l'heure du changement d'Hémisphère était 18 h 18 m le même jour.  L'écart de 3 minutes de temps est attribuable à la différence de 9 minutes d'arc des latitudes géographiques des deux lieux tel qu'on peut le lire sur le tableau sous la sphère. Nous en reparlerons bientôt.


 
10 nov 18h 21



Sur cette image on constate que la perspective est différente de celle des deux sphères précédentes. Sur la présente image de 18 h 21 m, le regard est dirigé d'Ouest (azimut 90°) en Est, de sorte que le Pôle sud est sur la droite (azimut 0° ou 360°). Le Soleil est couché (avec toute la naïveté qu'on nous reconnait). Il est donc descendu sous l'horizon; ce qui aurait été plus évident si l'appareil photographique avait visé l'objet solaire sous le cercle horizontal. L'intersection de l'écliptique au Vertical de Machu Picchu (13S02 et 72W24) est plus évidente cette fois-ci. La photographie a immobilisé la marche du ciel à 18 h 21, c'est-à-dire au moment du passage de l'Hémisphère nord céleste à l'Hémisphère sud céleste. À partir de ce moment jusqu'au lendemain à 10 h 36 m 30 s (changement de 4 minutes en un jour) , les cartes du ciel pour ce lieu doivent être interprétées comme elles doivent l'être pour l'Hémisphère sud céleste, c'est-à-dire en inversant les signes contrairement à la manière habituelle de faire dans l'hémisphère nord.


Le tableau des tests du 10 novembre 2014 à Machu Picchu (13S02 et 72W34)

   Heure choisie           Lieu et mouv. de la sphère     Hémisphère     Déclinaison au MC

1- 13 h 20 m 11 s   -- 1er test à Machu Picchu                 Nord                 -22S26

2- 10 h 40 m 30 s   -- Passage de l'hém sud à..                 Nord                 -13S02

3- 14 h 30 m 47 s   -- Tropique du Capri. au zénith        Nord                 -23S26

4- 18 h 03 m            -- Conj. Mars-Pluton en Capri.          Nord                 -14S33

5- 18 h 21 m 0 s     -- Passage de l'hém. nord à..               Sud                   -13S02

6- 18 h 18 m 0 s     --   "  pour Ollantaytambo                   Sud                    -13S11



Un intermède dans le texte pour parler d'un arrêt ferroviaire étrange

Le train qui nous ramenait de Machu Picchu à Cusco en fin d'après midi de ce 10 novembre 2014 s'est immobilisé après environ une heure de route ferroviaire vers 18 heures. On n'y a pas tellement prêté attention parce qu'on était en bonne compagnie pour échanger. Puis je me suis rappelé que le train avait fait un arrêt et une manœuvre à l'aller quand il a changé de voie. Il me semblait normal qu'au retour, il fasse une manœuvre semblable. Tout de même après une demi heure d'immobilisation, sous l'orage électrique, l'obscurité totale à l'extérieur, j'ai réalisé qu'il y avait lieu de s'inquiéter; et l'envi aidant, je suis allé aux toilettes. Il y avait là des personnes qui attendaient leur tour et qui parlaient de ce qui se passait. En regardant par la fenêtre du côté droit je voyais la falaise ruisselante d'eau qui nous dominait à proximité du train; tandis que du côté gauche on n'arrivait pas à voir la rivière tant l'obscurité était dense. En me mêlant à la conversation, j'appris qu'un train qui nous précédait et un autre qui nous suivait étaient également arrêtés en raison d'une avalanche de sable et de pierres qui avaient recouvert la voie ferrée, et qu'on s'affairait à déblayer. D'après les informations reçues l'avalanche avait débuté un peu avant 15 heures. J'ai senti qu'on était bien coincé entre deux trains, puis une montagne qui nous menaçait de ses coulés de sables en un tel temps d'orage violent et de pluie.

Cette information horaire m'a intéressé sur le coup pour la raison que j'avais dans mes bagages la carte du ciel que j'avais montée des octobre en vue du 10 novembre à 13 h 20 m 11s. Je savais que Mars appliquait étroitement la conjonction de Pluton au Capricorne et qu'elle serait précise à 18 h 03 m. La carte du ciel laissait entrevoir des risques pour l'escalade en montagnes et pour les avalanches. Il est vrai aussi qu'une personne de notre groupe avait perdu pied et fait une chute en pente sur le Machu Picchu en montant l'escalier de pierre sans garde-fou. Elle aurait pu se blesser sérieusement si les broussailles n'avaient pas retenu sa chute. Vers 14 h 30 environ, le pire aurait pu se produire lorsque le photographe de notre groupe nous a demandé de s'aligner dos au bord de la terrasse élevée tandis qu'il prendrait la photo. Ce fut plus fort que moi, j'ai dit : il n'est pas question, tout le monde s'avance et le photographe monte sur la terrasse supérieure pour prendre les photos. Ce qui fut fait. Ce cri du cœur s'est échappé comme malgré moi. Sans doute c'était une réaction de prévenance qui se produit spontanément quand on sait au fond de soi. Pour moi la carte du ciel du jour m'avait prévenu du danger possible. Le signe qui venait de se produire et le risque encore plus grand qui se présentait étaient des indices sérieux invitant à redoubler de prudence en montagne ce jour-là. Il n'y a pas de doute que les trains à proximité de la falaise et leurs occupants étaient exposés à de nouvelles avalanches. Mais les situations les plus dangereuses sont souvent accompagnées des plus grandes protections. Après l'arrêt d'une durée de 2 h 30, les trains se sont remis en marche. Quelques trois minutes plus tard on a senti tant par le bruit que par le branlement des wagons que le train roulait sur les cailloux. Cela confirmait le fait de l'avalanche et son déblaiement assez grossier.

Dire que durant ce temps dans notre wagon, on a fait la fête avec des chants, des expressions oratoires, des interviews improvisées, des conversations sympathiques, des goûtés servis pour empêcher que l'anxiété ne s'empare des voyageurs. Quelle aventure ! L'examen de la carte du ciel suivante pourrait nous confirmer certaines choses.

M-Picchu 14h31.png


Cette carte du ciel érigée pour 14 h 30 m 47 s  n'est pas indifférente à la chaine d'évènements qui se sont produits durant les 7 h 40 m 30 s que dure la phase temporelle en Hémisphère nord. D'après l'information de l'heure approximative de l'avalanche, je présume que cette carte en signe son déroulement. La carte révèle la présence d'énergies très puissantes. Tout d'abord cette carte est érigée au mi point de la phase en Hémisphère nord céleste. C'est au moment où les signes cardinaux entament leur passage aux quatre antennes cardinales. Mars et Pluton dominent au Capricorne en maison X. Mars est maitre de l'ascendant Bélier, est exalté au Capricorne, est maitre du Scorpion et de l'amas en maison VIII; en outre, Pluton en conjonction de Mars partage la maitrise de la VIII. Cette configuration annonce quelque chose de brutal qui va se produire plus probablement lorsque la Lune aura rejoint la cuspide de IV, suivi de Mars et Pluton en X et finalement Uranus à l'Ascendant. C'est plutôt une série d'événements qui ont pu se produire et se prolonger, dirais-je durant le temps que prennent les planètes mentionnées et les signes qu'elles occupent pour traverser les cuspides de IV, I, et X et les maison angulaires. Je suis porté à penser que dans ce Pérou montagneux, il a pu se produire plusieurs avalanches ce jour-là et même aussi les jours précédents parce que la configuration mentionnée à l'exception de la Lune était déjà là. Disons que ce 10 novembre, il fallait bien qu'il arrive quelque chose de remarquable par une foule avec la Lune dans le signe qu'elle régit. Durant que nous étions sur le site de Machu Picchu, le temps orageux était en vue au loin pour le moment de cette carte du ciel. Les signes extérieurs du ciel confirmaient donc cette énergie orageuse présente dans la carte. Par ailleurs, je vais vous dire que je ne parlerai pas en catastrophiste. Après tout, cette carte interprétée dans les règles de l'Hémisphère nord céleste, présente des signes dont les maîtres sont en dignité, donc susceptibles d'apporter plus de bienfaits que des catastrophes gênantes ou irrémédiables. Autre donné qui n'apparait pas sur la carte, la part de fortune, est exactement en conjonction du Soleil en VIII. L'astrologue Hadès qui n'est pourtant pas un tendre rappelle dans au moins un de ses livres que la présence de la part de fortune en VIII peut suffire pour échapper à l'accident mortel. C'est sensiblement ce qui est arrivé ce jour-là. Il y aurait lieu encore d'enquêter sur la puissance qui ébranlait les montagnes ce jour-là et même dans les jours précédents. Car un événement semblable est survenu sur la Côte nord du Bas-Saint-Laurent au Québec quand un train a été projeté dans une rivière à cause d'un flanc de montagne qui s'était effondré sur la voie ferrée, le 6 novembre 2014. Finalement, je pense que le mi point de la phase en Hémisphère nord céleste puisse avoir une signification pour l'événement du 10 novembre. La déclinaison du MC est exactement sur le Tropique du Capricorne, signe de la montagne et de Saturne la pierre. Mais j'aurais encore à dire sur d'autres genres de protection.

 

La sphère céleste géocentrique au fondement du symbolisme universel

C'est un tel changement d’Hémisphère céleste qui commande en toute logique l’inversion des signes sans remettre en cause l’universalité du zodiaque. Précisons encore comment se présentent les Hémisphères célestes sur la sphère céleste géocentrique. Sur la gauche de l’image de la sphère, du Pôle sud au Tropique du Capricorne, on érige les cartes du ciel de la manière habituelle au sud de l'équateur terrestre mais on les interprète selon les principes de l'Hémisphère sud céleste en inversant les signes, ou bien les maîtrises selon le choix; de même pour la zone du Pôle nord jusqu'au Tropique du Cancer, on érige et interprète les cartes du ciel selon les principes habituels de l'Hémisphère nord céleste. Dans la zone subtropicale terrestre, on a vu que c'était plus complexe puisque des grandes parties de cette zone connaissent chaque jour des changements d'Hémisphère. Cependant la compréhension de cette réalité est possible et devient de plus en plus praticable avec les logiciels qui pourront opérer ces calculs facilement. Ma démonstration avait pour but de faire comprendre la réalité de ce qui se passe dans la cosmographie des fondements des méthodes astrologiques qui reposent, on ne l'aura jamais assez dit, sur les rapports naturels de la Terre et du Ciel. On a vu aussi qu'on est capable de pratiquer cela en utilisant des éphémérides qui fournissent les déclinaisons de même que les logiciels pour la plupart. 

L’inversion signifie qu’une carte montée pour l’Hémisphère Sud céleste voit tous ses signes inversés par rapport au modèle habituel de l’hémisphère Nord. C’est un ajustement en conformité du réel observable et du ressenti. On peut monter soi-même ce genre de carte d’inversion des signes et des nœuds. Je ne sais pas où en sont rendus les programmeurs de logiciels d’astrologie, mais je pense que ceux-ci pourraient intégrer à leurs logiciels cette fonction d’inversion qui permettrait d’inverser automatiquement les signes et les nœuds.. dès que le changement de déclinaison de l'écliptique au Méridien (dans la zone intertropicale) annonce le passage d’un Hémisphère à l’autre, par rapport à un lieu et à une heure donnée. Ces assises concrètes en faveur du Sud comme pour le Nord ne sont pas moins l’expression de principes supérieurs que l’on pressent. L'astrologue devrait être rassuré par un fondement mieux arrimé au milieu naturel; ensuite sur celui-ci il a tout le loisir d'élaborer ses méthodes d'interprétation symbolique.  Le traitement du symbolisme universel sous le regard d'un Principe métaphysique devient une hypothèse des plus intéressantes.

La pertinence des trois sphères au fondement du symbolisme universel

Je pense qu’on peut sentir maintenant et accepter que la zone intertropicale est très chargée des énergies du ciel (plus spécialement du système solaire) en interaction des mouvements de la Terre. L’argumentaire et les illustrations de la Sphère céleste géocentrique avait pour but justement de faire saisir l’importance  mutuelle des deux cercles directeurs qui marient le Ciel et la Terre et créent les conditions de la vie terrestre. La troisième, la sphère locale est aussi à prendre en considération puisqu’elle intervient dans le calcul de la déclinaison et même dans la perspective individuelle du zodiaque tropical. Oui, car si l’on peut croire que le Principe est au centre de chaque être vivant sur terre, le "rayonnement de Celui-ci" me laisse croire aussi qu’il prend nécessairement la forme d’un zodiaque adapté à la déclinaison d'un lieu de naissance. La carte du ciel de naissance en est le cliché.  Elle est une figure centrée tel un "mandala" qu’on peut méditer et qui peut produire ses fruits dans l’esprit et dans l’action.  L’astrologue est responsable d’en témoigner par sa compréhension des mouvements célestes en relation avec la Terre, ainsi que dans ses interprétations astrologiques cohérentes qui rejoignent les plans de l’être et ce qui les unifient.

Nous avons dit beaucoup pour faire comprendre la pertinence d’inverser les signes du zodiaque dans l’Hémisphère Sud tel que défini. On peut dès lors se consoler en retenant qu’une telle inversion ne fait pas tourner les planètes dans la direction inverse de leur mouvement autour du Soleil. Par contre, il se pourrait qu’elle corrige une énorme injustice causée par les colonialismes qui ont voulu ignorer les connaissances des Peuples Anciens de l’Hémisphère Sud. Ils en savaient plus qu’on ne le pense, car les signes ne manquent pas. J’appuie cette prise de position sur quelques extraits d’un livre d’Alexandre Volguine, L’Astrologie chez les Mayas et les Aztèques, (Nice, Éditions des cahiers astrologiques 1946)

Le Zodiaque en Amérique précolombienne

« Le Zodiaque, affirme A. Volguine, est universel et, comme le Vieux Monde, l’Amérique précolombienne a connu 12 signes et 28 demeures… » (L’Astrologie chez Mayas et Aztèques, p. 55) Le nom des signes nous a été conservé par le R.P. d’Acosta. C’est intéressant d’en relever quelques-uns pour apprécier leurs significations qui conviennent souvent mieux à l’Hémisphère Sud :

« Selon d’Acosta, le signe du Bélier était appelé Splendeur de l’Agneau – nom si analogue au nôtre qu’il semble appartenir à notre traditions » (Même page).

« Le signe du Cancer y était appelé Couleuvre endormie…Il est très possible que cette image de Couleuvre inerte et endormie provient du fait que le Cancer correspond à l’hiver dans l’hémisphère austral. » (même livre, p. 56) L’image de la couleuvre endormie est tout de même susceptible de rapprochement avec l’écrevisse du Cancer qui somnole la plus grande partie de la journée sous les pierres.

« Le signe de la Vierge porte le nom de Mère divine »  Cela ne manque pas d’analogie avec la Vierge Marie.

La Balance, nous y arrivons. « La Balance était connue par les Aztèques sous le nom d’Échelle. Si l’idée de la Balance évoque l’égalité du jour et de la nuit, celle de l’échelle correspond vraisemblablement à la descente du Soleil au-dessous de la ligne équinoxiale dans l’hémisphère nord et à sa montée dans l’hémisphère sud (l’image de la couleuvre associée à notre signe du Cancer correspond certainement à la même idée de changement de direction du Soleil). » (même livre, p. 57)

Ici, en commentaire, j’ajouterai que l’échelle pourrait figurer l’écliptique lui-même qui alterne d’un côté à l’autre de l’équateur, les deux montants de l’échelle représentant les deux côtés de la ligne qui sépare les Hémisphères célestes. Et si on veut me permettre une hypothèse plus audacieuse, je dirai ceci. La science en arrive à percevoir que la rotation de la Terre inclinée sur son axe et en gravitation autour du Soleil semble responsable de l’apparition de la vie et de sa diversité sur Terre. Ça va pour la macro, mais en microbiologie, l’échelle me fait curieusement penser à l’échelle torsadée ou spiralée de l’acide désoxyribonucléïque (ADN). En accord avec la Tradition Hermétique, je crois que tout être à sa signature dans la Nature. Il est donc plausible que le zodiaque tropical inscrive une signature adaptée à chaque être vivant sur Terre. Ceci sera repris dans la conclusion. (DG)

Autre symbole du signe de la Balance

La balance comme outil de pesée représenté avec deux plateaux accrochés à une barre transversale inclinée, elle-même soutenue par une poignée en son centre et sans point d'appui à la base, est un beau symbole des hémisphères. Lorsque le Soleil est en déclinaison Nord, le plateau plus élevé représente les six signes dominants dans l'Hémisphère Nord; simultanément l'Hémisphère Sud connait l'automne et l'hiver représentés ici par le plateau bas chargé de six signes. Tout cela alterne aux six mois dans le cycle annuel.  Aussi on peut comprendre pourquoi l'astrologie dans l'Iran Ancien s'appelait la Science de la Balance. (DG)

Il est essentiel dans le contexte du thème de l’année actuelle consacrée aux signes cardinaux, qu’on dise aussi comment on nommait le quatrième signe cardinal. « Le Capricorne, rapporte A. Volguine, portait un nom semblable : le Cerf ardent ou Cornu. L’épithète « ardent » attaché au Capricorne peut s’expliquer par le fait que ce signe est celui de l’été dans l’hémisphère austral. » (Même livre, p. 57) Donc, encore une allusion précise au fait de l’inversion qui commande des images qui s’adaptent bien à l’Hémisphère Sud, mais c’est également vrai pour l’Hémisphère Nord. Il y a l’universalité mais il y a aussi la nécessité d’adaptation aux conditions terrestres et célestes dont nous avons parlé.

« Les signes du zodiaque étaient partagés en 4 groupes correspondant aux saisons :

            « Ceux du printemps étaient : Septembre-Octobre – signe de mystère divin du Soleil;  Octobre-Novembre – mois de l’ouverture des ruches;  Novembre-Décembre – celui de la fête des Morts.

            « Ceux de l’Été étaient caractérisés : Décembre-Janvier – par la première apparition des pousses de maïs;  Février-Mars – par le nœud de la Lumière.

            « Ceux de l’Automne portaient les noms : Mars-Avril – signe de dépérissement de la lumière solaire; Avril-mai – celui de la fête du foyer et du repos; Mai-Juin – celui des réserves pour l’hiver.

            « Ceux de l’Hiver se résument ainsi : Juin-Juillet – le signe du Fils du Soleil; Juillet-Aout – celui du retour de la clarté;  Aout-Septembre – celui du prédécesseur du Printemps. » (Même livre, p. 57-58)

Alexandre Volguine laisse au lecteur le soin de faire des rapprochements entre ces caractéristiques et celles de notre zodiaque, si typiques pour notre hémisphère boréal. Oui, nous voyons de grandes similitudes mais dans le contexte de l’inversion des signes d’un Hémisphère à l’autre. Car au bout du compte l’Hémisphère Nord est aussi concerné. En somme, ces extraits laissent bien voir que les habitants des zones subtropicales et de l’Hémisphère Sud avaient un zodiaque qui correspondait à ce que nous entendons par l’inversion de nos qualifications saisonnières nordistes et à des significations qui concordent aux conditions naturelles des régions de l’Hémisphère Sud céleste.

Donat Gagnon          

 

Note : 1. On aura remarqué que j’ai employé la lettre majuscule à Hémisphère quand je parle de l’hémisphère défini par la frontière de l’écliptique, et non celle définie par l’équateur.

             2. Alexandre Volguine, L'Astrologie chez les Aztèques et les Mayas, Nice, Éditions des Cahiers astrologiques, 1946.

             3.  Pierre Fontaine, Le zodiaque sous toutes les latitudes, paru sur le site

http://www.astrologie-rao.com/articles

Cet auteur qui prenait son thème en exemple pour prouver qu’il n’y avait rien à changer en hémisphère Sud, s’est trompé sur son propre cas.

 

©DonatGagnon2014

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