Prospectives : le C.P.C.P. : Le nouvel outil des astrologues du futur

Prospectives : le C.P.F.P.

   Le nouvel outil des astrologues du futur

Par René Le Brodeur

 

«Vous ignorez peut-être que les Chaldéens du haut de leurs ziggurats écrivaient dans l’espace à l’approche des dates importantes. La coopération s’établissait ainsi avec les astres, et les rayons chimiques fortifiaient rapidement leurs décisions terrestres.»[1]  Cette relation d’une infime partie de histoire de l’astrologie suffit à nous fournir des pistes de réflexion quant à la façon d’observer et de décrypter le «Ciel» dans un futur plus ou moins rapproché. À mesure que l’on étudie la complexité d’une carte du ciel, à mesure que l’on perçoit et expérimente sa dimension psychique, on se rend compte que la feuille de papier à partir de laquelle nous faisons le décryptage des paramètres astrologiques constitue un outil bien pauvre – pour ne pas dire quelque peu dépassé –  à l’heure où de nouvelles énergies entrent en contact avec la psychosphère planétaire. Bon nombre d’astrologues pressentent que la traditionnelle carte du ciel a fait son temps et qu’elle devra être remplacée par un outil fascinant qui ne relève pas tant de la science-fiction que de l’évolution inévitable du travail de l’astrologue avec l’arrivée depuis quelques décades de nouvelles technologies. C’est dans la foulée de ces avancées que sera inventé le capteur plérômique de fréquences planétaires[2] ou le C.P.F.P.

 

D’abord un caisson

 

Imaginons un caisson d’isolation, conçu comme un bathyscaphe, muni à sa base d’un gyrostat lui permettant de s’orienter à volonté vers l’espace à observer. Au centre de ce caisson : un long fauteuil inclinable sur lequel prendra place l’astrologue et un tableau de bord à sa portée lui permettant faire toutes les opérations nécessaires pour l’entrée en résonance avec les divers vecteurs planétaires et constellaires même. Poussons encore plus loin la compréhension de la maîtrise des champs de forces et nous pourrons concevoir que cet appareil puisse être posé au-dessus du sol, mu en quelque sorte par sustentation électromagnétique. Les Atlantes disposaient de cette technologie pour propulser leurs aéronefs. Et divers laboratoires sur la planète présentement se livrent à des recherches poussées dans cette direction.  Le concept n’est pas nouveau en soi. Des trains à sustentation électromagnétique sont déjà opérationnels sur la planète.

 

Un convertisseur de fréquences lumineuses et sonores

 

Pour les astrologues qui sont aptes à ressentir les influx planétaires au moyen de leurs doigts (permettons-nous le nécessaire néologisme en qualifiant cette aptitude de «digitopsychométrie»), imaginer qu’une planète constitue à la fois un chant et un champ d’énergies n’est pas difficile à accepter. Chaque corps planétaire émet un rayonnement lumineux et une fréquence sonore particulière.  Toute planète émet une fréquence sonore, une note-clé, voire une pulsation. Même s’il nous est impossible actuellement d’entendre ces sons, de percevoir la subtilité de leur rayonnement, nous pouvons facilement déduire que l’astrologue du futur entrera directement en résonance avec la couleur et la symphonie des planètes. Ce travail sera lié à l’interprétation des aspects planétaires. L’astrologue verra d’abord la configuration de l’aspect en projection holographique, l’entendra (c’est-à-dire : entendra sa pulsation convertie à des degrés d’audition propre à la condition physique) et pourra surtout la palper ou la «ressentir». Il pourra même épouser son «chimisme» ou encore la dépolariser s’il appert que l’influx s’avère par trop inharmonieux. Ainsi, grâce à cet appareil, l’aspect sera traité et décrypté sur les plans physique, émotionnel, mental et psychique.  L’astrologue pourra faire ce travail pour lui-même, tout comme il pourra le faire pour son consultant, en lui suggérant, voire proposant au besoin, des pistes de compréhension à l’aide du ressenti psychique. Le raffinement des chakras et la purification inévitable des couches énergétiques entourant la planète devraient rendre ce travail optimal. Le capteur de fréquences planétaires ne sera pas moins qu’un sélecteur, un inducteur et un harmonisateur de fréquences.

 

Un meilleur outil pour décrypter les aspects

 

Pour les astrologues qui travaillent avec les aspects de la série des déciles, septiles ou noviles et leurs octaves supérieures, l’examen des transits quotidiens peut souvent apparaître quelque peu complexe.  En ce sens qu’il n’est pas toujours facile de démêler qui fait quoi ? Et quand on sait qu’un aspect commence à être efficient à 2 degrés d’orbe avant qu’il ne soit exact, la tâche demeure d’autant plus délicate. Le grand avantage du bathyscaphe serait d’abord d’isoler chacun des aspects en fonction de sa fréquence propre, l’isoler pour mieux le comprendre et l’interpréter. Ensuite, il suffirait de replacer chaque aspect dans la grande symphonie planétaire du jour pour cerner son champ d’interrelation. Par ailleurs, l’appareil pourra circonscrire le chakra à travers lequel l’aspect interagira et par et quel corps il entrera en résonance spécifique (le physique, l’éthérique, l’émotionnel et le mental). La divisibilité de l’esprit une fois bien comprise devrait permettre ce travail de compréhension et d’expansion de conscience. Ce que pratiquement aucun astrologue ne peut atteindre en lecture absolue de nos jours, le capteur en autorisera la possibilité en autant que le chakra du cœur soit bien aligné avec la Source de compréhension, c’est-à-dire la Hiérarchie.  Le cœur est connaissance directe et, une fois uni aux corrélations astrologiques, il peut parvenir à se frayer un chemin de compréhension dans la jungle inextricable de tous ces rayons d’énergies qui s’entrecroisent.

 

La fonction curative du capteur

 

En ce qui a trait à la fonction curative du capteur de fréquences, elle pourra être aussi mise à contribution. Tout le volet imparti à l’astrologie médicale pourra être investi dans la mesure où le caisson pourra servir en quelque sorte de «sur-générateur». Une avenue intéressante pourrait mobiliser la triade de guérison composée par le Son, la Lumière et le Parfum (d’âme) de l’astrologue. L’enseignement de l’Agni Yoga insiste beaucoup sur le rôle prééminent de cette triade. Or, ce que nous appelons «parfum d’âme» n’est rien d’autre que le parfum émanant de certaines fleurs et qui était le nôtre durant nos cycles d’incarnation dans le règne végétal. C’est pourquoi la connaissance du parfum correspondant peut guérir le corps. La quintessence de ce parfum est contenue dans la mémoire des atomes permanents de l’Ame et la nature spécifique de l’arôme peut être obtenue par clairvoyance supérieure durant la méditation. Lorsque l’alignement sur la triade embrasse conjointement l’accord des deux grands courants vivificateurs que sont «Santana et Abhidharma», un meilleur processus d’autoguérison peut être enclenché. Bref, les possibilités de ce futur bathyscaphe cosmique seront fascinantes. Somme toute, nous pourrions donner un autre nom au capteur : celui d’Atome de la connaissance. Au rythme où vont les innovations technologiques et le développement de la science astrologique qui cessera sous peu d’être bafouée et ridiculisée, les jours de la «petite carte du ciel sur support papier» sont d’ores et déjà comptés.  Lorsque l’Esprit des astrologues regardera en arrière et comprendra que la pensée d’hier est déjà dépassée, il y aura transmutation du discernement. Certes, le passé indique à l’Esprit comment toutes les énergies passent et sont retravaillées. Mais on ne peut vouloir rencontrer le futur en regardant en arrière.

 

René Le Brodeur, chercheur en astrologie



[1] Association Agni Yoga (1990), Monde de Feu I, Yerres, p. 27

[2] Plénitude divine dont émanent les Sons.  C’est du moins l’acception qu’en donne Dane Rudhyar dans son ouvrage intitulé La Magie du Ton et l’Art de la Musique (p. 81)