Le Petit Prince de Saint-Exupéry, un conte initiatique pour éclairer l'axe Cancer Capricorne

Le Petit Prince de Saint-Exupéry, un conte initiatique pour éclairer l’axe Cancer Capricorne.

 

Si Le Petit Prince1 a été traduit en 220 langues et vendu à plus de 134 millions d’exemplaires dans le monde entier, c’est sans doute qu’au-delà de son apparente simplicité voire naïveté, il parvient à toucher quelque chose de très profond en nous. A travers cette jolie histoire aux allures de conte pour enfants, Antoine de Saint-Exupéry2 exprime avec art une part de lui-même qui est de l’ordre de l’intime, de son Essence même, et qui de ce fait atteint l’Universel, dépassant toute frontière géographique, linguistique ou culturelle. Par l’utilisation d’images symboliques pleines d’émotions et de tendresse, il réveille en nous notre propre petit prince intérieur qu’à l’instar du poète aviateur, nous avons nous aussi souvent du mal à écouter.

Saint-Exupéry, né sous le signe du Cancer, est particulièrement bien placé pour nous emmener au pays des rêves et des souvenirs d’enfance, au royaume de la candeur et de la fraîcheur enfantine, dans l’univers d’une sensibilité à fleur de peau, à la fois vive et discrète. Le petit bonhomme aux cheveux dorés comme des blés ensoleillés (notons une réception mutuelle entre une Lune en Lion et le Soleil en Cancer dans le thème de l’auteur), vivant dans le souvenir et la nostalgie de sa lointaine planète perdue, nous entraîne dans un monde lunaire certes plein de charme et d’innocence, où la vie se rêve, mais où les émotions peinent à s’exprimer, tendant à s’enrouler sur elles-mêmes dans de douloureuses ruminations solitaires. Le symbole graphique du Cancer atteste de cette forme d’intériorisation, tout comme le crabe qui le représente. Cachant sa vulnérabilité sous une carapace que de mue en mue, il s’applique à essayer de durcir à grand peine, il s’isole quelque peu du monde, nous renvoyant à la parole-clef de ce signe proposée par Alice Bailey au niveau de la personnalité : « Que l’isolement soit la règle, et cependant que la foule existe ».

             - Où sont les hommes ? demande le petit prince. On est un peu seul dans le désert...             

             - On est aussi seul chez les hommes, dit le serpent.

 

Dans le thème du poète, non seulement le signe du Cancer est valorisé par la présence du Soleil et de Vénus, planètes rapides, mais la Lune fait partie des dominantes planétaires, venant renforcer l’importance des valeurs du signe solaire ; maîtresse par domicile des deux planètes en Cancer, elle est conjointe au maître de l’As Vierge, Mercure, qui de ce fait s’identifie à elle ; remarquons en outre qu’elle traîne d’un côté du dessin de « balançoire »3 formé par l’ensemble des planètes ; d’autre part, elle est maîtresse par maison symbolique des planètes situées de l’autre côté de la balançoire, toutes en maison IV (nous trouvons dans cette maison lunaire Jupiter, Uranus et Saturne, ainsi que le Nœud Nord et Chiron) ; enfin, nous pouvons encore noter un aspect de sextile au MC et à Mars, ainsi qu’un trigone à un puissant Jupiter (dominant) qui vient encore amplifier des valeurs lunaires essentielles dans ce thème ; on retrouve souvent un aspect entre la Lune et Jupiter dans les thèmes de personnes jouissant d’une grande renommée (Charlie Chaplin, Charles de Gaulle, Victor Hugo, Marilyn Monroe pour ne citer que quelques personnalités mondialement connues...). Ici, de surcroît, nous avons affaire à une Lune profitant du rayonnement du Lion et à un Jupiter fort qui mène, angulaire au FC dans son domicile du Sagittaire, et aspectant l’As, le maître d’As, la Lune et Mars.

 

Mais dès la première page, Saint-Exupéry nous explique que dès son plus jeune âge, « les grandes personnes » ont eu raison de l’innocence de son enfance. Très tôt donc, le petit bonhomme plein de tendresse a dû s’effacer en lui pour laisser place à l’éclosion d’une grande personne raisonnable. C’est ainsi, écrit-il, que j’ai abandonné, à l’âge de six ans, une magnifique carrière de peintre. J’avais été découragé par l’insuccès de mon dessin numéro 1 et de mon dessin numéro 2. Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications. J’ai donc dû choisir un autre métier et j’ai appris à piloter des avions.4

 

Se sentant donc contraint de quitter sa charmante île solaire du Cancer5 pour aller se conformer au monde des grandes personnes, le poète a enfilé son habit d’« homme sérieux » (l’importance de Jupiter aide à revêtir le costume de la persona), ce qui lui a permis d’avoir au cours de sa vie des tas de contacts avec des tas de gens sérieux ; ainsi en est-il venu à donner la priorité à sa composante saturnienne, du moins en apparence. Dans son thème, Saturne, dans son domicile du Capricorne, traîne tout comme la Lune, mais de l’autre côté de la balançoire, mettant ainsi en exergue autant la planète que le signe ; Saturne est par ailleurs valorisé par toute une « gerbe » d’aspects importants : trigone à l’As, quinconce au MC et à Mars angulaire, quinconce au maître d’As Mercure (lui-même conjoint à la Lune) ; enfin, il est opposé à la conjonction Soleil Neptune, et cette opposition se trouve dans l’axe Cancer Capricorne dont elle renforce bien sûr les valeurs de ce fait.

 

Mais que l’on ne s’y trompe pas ! Si le poète s’est apparemment effacé devant le pilote, il n’a jamais pu le faire disparaître, y compris dans l’aviation : il laisse le souvenir d’un aviateur parfois distrait, oubliant tantôt de rentrer son train d’atterrissage, tantôt de brancher ses instruments de bord, se perdant dans l’immensité du ciel. Ainsi lui est resté le surnom de « Pique la Lune », non seulement en raison de son nez en trompette mais aussi d’une tendance certaine à se replier dans son monde intérieur6. Mais on peut penser aussi qu’il n’a jamais non plus voulu oublier sa composante de petit prince lunaire, si importante en lui, mais si difficile à concilier avec les valeurs saturniennes dans ce thème balançoire qui incite à une certaine dualité. Car que peut-on trouver de plus antinomique que ces deux signes opposés du Cancer et du Capricorne ?

 

Si vous le voulez bien, allons plus avant dans la connaissance de cet axe en nous laissant guider par le petit prince, et suivons-le dans son voyage alors qu’il vient d’atterrir sur terre. Cette image d’un petit bonhomme vagabond blond profitant d’une migration d’oiseaux sauvages pour s’échapper de sa planète, et se retrouvant face à un aviateur solitaire en panne dans un désert aride à mille milles de toute région habitée, peut à elle seule être considérée comme une sorte d’image archétypique de cet axe Cancer Capricorne. Elle en traduit à merveille les caractéristiques tout autant que la difficulté à concilier rêve lunaire et réalité saturnienne, sensibilité et structure, fraîcheur et maturité.

 

Ces deux personnages que tout à priori semble opposer vont cependant, conduits par les circonstances de la vie, s’apprivoiser peu à peu pour aboutir au final à une véritable rencontre ; l’occasion pour ces deux êtres à la sensibilité exacerbée, refoulée et douloureuse, de dévoiler un peu de leur intimité et de la belle intériorité qui en réalité les réunit. Le poétique pays des rêves du Cancer va venir sensibiliser celui des dures réalités saturniennes du monde terrestre avec ses limites et ses contraintes. L’aviateur qui jusque-làa vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement va retrouver le chemin du langage du cœur. Ce quelque chose qui s’était cassé dans son moteur, dans une situation d’isolement total, où la réussite de sa réparation devient pour lui une question de vie ou de mort, va le conduire à s’ouvrir à une autre dimension de lui-même par la voix d’un enfant venu du ciel. S’il vous plaît... dessine-moi un mouton... dit le petit Cancer en quête de vie, de douceur et de protection ; il refuse l’animal malade, vieux ou agressif, ainsi que le piquet et la corde pour l’attacher, lui préférant la caisse qui servira d’abri à son protégé.

 

L’être humain est ainsi fait qu’il lui faut souvent des situations extrêmes pour qu’il consente à écouter sa petite voix intérieure. La situation de l’aviateur nous le montre dans les excès du Capricorne : isolement, repli, fermeture, prise au sérieux exagérée, mauvaise humeur, mélancolie, pessimisme, risque de mort... S’il ne veut se perdre dans la cristallisation des valeurs de ce signe, il devient urgent pour lui de se rouvrir à celles du signe opposé (son signe solaire de surcroît), qui sont aussi complémentaires, pour retrouver un équilibre. Le petit prince, dans sa candeur enfantine, est bien plus sage que lui : tout en étant ouvert à son imagination et à sa sensibilité lunaire, conscient des risques de la paresse (excès côté Cancer) pour avoir visité une planète habitée par un paresseux, il s’astreint à la discipline saturnienne nécessaire pour maintenir sa petite planète propre, arrachant régulièrement les petites pousses de baobabs pour ne pas se laisser envahir, ramonant ses volcans, soignant délicatement sa rose.

 

Mais cette rose, dans son narcissisme très lunaire, l’a entraîné lui aussi dans des excès, ceux d’un Cancer trop maternant cette fois dans son excessive préoccupation de ses besoins, au point qu’il s’est vu obligé de quitter sa chère planète. J’aurais dû ne pas l’écouter, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer. La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m’en réjouir. [] Je n’aurais jamais dû m’enfuir ! J’aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires ! Mais j’étais trop jeune pour savoir l’aimer.

 

C’est autour de cette rose que les contradictions entre l’aviateur et l’enfant vont atteindre à leur paroxysme. Les préoccupations du petit sont aux antipodes de celles de l’adulte en danger de mort. Pour l’enfant ne compte que l’amour qu’il porte à sa rose en danger devenue unique par cet attachement ; alors qu’au même moment, plus rien n’existe pour Saint-Exupéry que la réalité de son véhicule qu’il tente de réparer, son marteau à la main, et les doigts noirs de cambouis, penché sur un objet qui [] semblait très laid au petit prince. Le dialogue semble devenu impossible entre le premier qui parle poésie à travers un monde étoilé où la lumière risquerait de s’éteindre, et le second qui lui répond froidement par des réalités matérielles tangibles et bien concrètes. L’aviateur- mécanicien affairé en arrive à prendre les allures du Monsieur cramoisi rencontré par le petit prince, et qui n’a jamais respiré une fleur,[] jamais regardé une étoile, [] jamais aimé personne [] jamais rien fait d’autre que des additions. Portrait du Capricorne lorsqu’il se coupe de sa sensibilité..., qui pourtant existe bel et bien en lui et que les larmes du petit Cancer vont parvenir à réveiller. J’avais lâché mes outils. Je me moquais bien de mon marteau, de mon boulon, de la soif et de la mort. Il y avait, sur une étoile, une planète, la mienne, la Terre, un petit prince à consoler ! Je le pris dans les bras. Je le berçai. Et l’aviateur de promettre à l’enfant en larmes une muselière pour son mouton, qui n’est pas sans évoquer le côté répressif ou refoulant du Capricorne.

 

Le voyage du petit prince soulève d’autres thèmes encore liés à l’axe Cancer Capricorne. Parmi lesquels celui très saturnien de l’obéissance aveugle aux règles, du respect de la loi jusqu’à l’absurde dans l’épisode du roi, ou de la fidélité à la consigne chez l’allumeur de réverbères qui néanmoins fait un travail qui a un sens aux yeux du petit prince poète : Quand il allume son réverbère, c’est comme s’il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère ça endort la fleur ou l’étoile. C’est une occupation très jolie. C’est véritablement utile puisque c’est joli. Notons que selon Alice Bailey, la parole clé du Cancer au niveau de l’âme est : Je construis une maison illuminée et je l’habite. L’allumeur de réverbères parvient à associer harmonieusement le Cancer et le Capricorne, prêt à renoncer à son envie de dormir (à nouveau le côté indolent du Cancer) pour faire son travail d’illumination de sa planète. C’est le seul qui ne me paraisse pas ridicule, se dit encore le Petit Prince dans sa grande sagesse. C’est, peut-être parce qu’il s’occupe d’autre chose que de soi-même : autrement dit, c’est le seul, parmi les personnages rencontrés, qui ne se laisse pas aller à son narcissisme lunaire.

 

Sa vision du travail contraste aussi avec celle, en réalité vide de sens, de tous ces hommes sérieux : businessman calculant frénétiquement le nombre d’étoiles qu’il croit posséder tant il est avide (Saturne va jusqu’à avaler ses enfants pour mieux les posséder et garder son pouvoir), monarque (Lune Mercure Maître d’As en Lion) cherchant à tout prix des sujets à dominer, géographe (axe Gémeaux Sagittaire des voyages) confiné dans son bureau devant ses froids registres...

 

La valeur du temps qui passe, du temps perdu, du temps gagné, et ses corollaires, la mémoire, le souvenir, l’oubli, la nostalgie, la gravité, la mort, hantent l’axe Cancer Capricorne, et traversent le conte à maintes reprises.

 

Ma fleur est éphémère, se dit le petit prince []. Et je l’ai laissée toute seule chez moi ! Ce fut là son premier mouvement de regret.

 

Puis, plus loin :

- C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante, dit le renard que le petit prince, pour apprendre à le connaître, vient d’apprivoiser avec patience et lenteur, qualités nécessaires à la mise en place d’habitudes et de rites, autres caractéristiques de cet axe de gestation.

- C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir, répétant les paroles du renard comme Echo celles de Narcisse.

- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...

- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir. Responsabilité qui constitue là encore une problématique de l’axe Cancer Capricorne.

 

Ou encore : Les enfants seuls savent ce qu’ils cherchent []. Ils perdent du temps pour une poupée de chiffons, et elle devient très importante, et si on la leur enlève, ils pleurent...

 

Sans oublier la grosse économie de temps dumarchand de pilules perfectionnées qui apaisent la soif, temps gagné que le petit prince utiliserait pour marcher tout doucement vers une fontaine. Magnifique image de l’eau du Cancer !

 

Image reprise lorsque la soif vient tenailler les deux compagnons devenus de véritables amis (thème également cher à St-Exupéry marqué par la maison XI des amis qui abrite le Soleil, Vénus, Mercure et la Lune, importance d’un Uranus angulaire au FC et maître de cette maison XI), et marchant des heures durant dans le silence d’un désert qui les réunit par sa beauté, pour y chercher un improbable puits. Magnifique page que celle de cette quête méditative qui permettra à l’aviateur d’intégrer pleinement tout le monde sensible du pâle et fragile petit bonhomme blond endormi qu’il prend dans ses bras avec émotion, à la lumière de la lune, conscient que ce qui fait sa beauté, le plus important, est invisible... Ce qui m’émeut si fort de ce petit prince endormi, [] c’est l’image d’une rose qui rayonne en lui comme la flamme d’une lampe, même quand il dort... Et je le devinais plus fragile encore. Il faut bien protéger les lampes : un coup de vent peut les éteindre...

 

C’est bien sûr de la force de cette profonde rencontre dans la complémentarité que le puits apparaît comme par enchantement dans l’aride désert et qu’il peut se mettre à chanter. Son eau devient alors eau vive régénératrice et ouvre sur un autre monde (la gestation du Cancer aboutit à une naissance, tandis que le Capricorne, 10ème signe, nous signifie le changement de plan de celui qui a atteint le sommet de la montagne) : il est temps pour le petit Cancer d’accepter de traverser la mort pour grandir et aller assumer ses responsabilités, faire chanter sa planète de son joli rire frais pour le bonheur de son ami ; tandis que celui-ci, riche de sa belle expérience, a trouvé ce qui manquait à sa machine, et réparé ce quelque chose qui s’était cassé dans son moteur ; il va donc pouvoir enfin rentrer chez lui, ayant appris, au contact du petit bonhomme, à voir avec le cœur l’essentiel qui est invisible pour les yeux, à écouter les étoiles la nuit, comme cinq cents millions de grelots... venant enchanter le monde terrestre.

 

Le passage de Pluton en signe tend à en exacerber les valeurs jusqu’à l’absurde parfois : en Capricorne de 2008 à 2023-24, nous risquons de nous laisser emporter par ses cristallisations destructrices, ses excès totalitaires, ses intransigeantes rigidités d’un monde d’hommes sérieux et de grandes personnes froides et solitaires, égoïstement repliées sur elles-mêmes... A moins que dans un travail lucide de métamorphose intérieure et d’équilibrage des opposés, nous n’acceptions d’en désintégrer tout ce qui nous éloigne du noyau de l’Etre en nous ouvrant à la lumineuse fragilité de notre petit prince intérieur, dans la conscience que ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part...

 

Eschau, le 21 mars 2012.

 

Marie-Paule Baicry

37A, rue du Général de Gaulle

67114 Eschau, 03.88.64.10.88


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Notes
1 Vous trouverez le texte intégral du Petit Prince sur le site suivant :
http://wikilivres.info/wiki1Le_Petit_Prince#XIII  Tout ce qui est en italique sans notes dans le texte est extrait du Petit Prince de Saint_Exupéry.
2 Vous trouverez son thème en fin d'article, soit en le téléchargeant au moyen du lien ci-dessous, soit déjà monté ci-dessous NB
3 Selon La Géométrie du ciel d'Alexander Ruperti et de Marief Cavaignac

4 Dans le cadre de ce court article, nous avons pris le parti de ne pas nous arrêter sur les indices astrologiques de l’aviateur, ceux du complexe d’Icare, pourtant bien présents dans le thème, entre autres par la valorisation de l’axe Gémeaux-Sagittaire des voyages, d’Uranus prométhéen, ou encore du courage de Mars, etc...

5 Apollon, le dieu solaire est né sur une île qu’il a érigée en centre du monde

6 Selon Wikipédia, article sur Antoine de Saint Exupéry


NB : Antoine de Saint Exupéry, 29 juin 1900 à Lyon (69) à 9h15 (9h06 TU)