Quand la science corrobore la tradition

Quand la science corrobore la Tradition

 

 

Tous les astrologues qui se sont livrés à des recherches sur la planète Saturne ont sans doute observé comment certains sujets pouvaient être influencés morphologiquement par la dite planète.  La lointaine tradition pour sa part a toujours mentionné sous forme métaphorique que «Chronos dévorait ses enfants». Il est acquis par ailleurs en astrologie, dans l’étude des tempéraments planétaires, que les natures saturniennes sont souvent longilignes, généralement maigres, parfois même décharnées. Voici une bonne nouvelle pour les astrologues en regard des fondements de cette ancienne métaphore, car l’astronomie vient de la valider. Depuis quelque temps, «les astronomes ont compris comment se sont formés les anneaux de Saturne.» C’est ce que révèle et titre du moins la revue Ciel & Espace dans son numéro de décembre 2007. L’hypothèse envisagée est simple : la formation des anneaux de Saturne résulterait de la désintégration, en milliards de fragments, d’un corps ou de plusieurs corps ayant été attirés dans le giron orbital de cette géante planétaire. Bref, en passant dans le champ gravitationnel de Saturne, une comète, un astéroïde ou un autre type de corps planétaire est littéralement aspiré et fragmenté en milliards de particules, lesquelles ont formé et vont former progressivement la couronne des anneaux. La cause serait due à la colossale puissance gravitationnelle de la planète susceptible comme nous l’avons mentionné de broyer en milliards de morceaux tout corps céleste s’approchant d’un peu trop près. On comprend donc mieux aujourd’hui pourquoi «Chronos dévore ses enfants», au sens propre comme au sens figuré, les dits enfants étant ceux qu’il assujettit à son immense champ orbital.  Mais revenons à la typologie des dominantes planétaires. Les feux internes d’un «saturnien» - en résonance avec la chimie de l’astre - sont si forts qu’ils brûlent littéralement toutes les graisses excédentaires, ne laissant au corps que la prédominance de l’ossature.  Ce constat certes est un peu exagéré, mais demeure cependant assez près de la réalité chez certains types saturniens forts. Rappelons en terminant les noms des satellites de Saturne : Japet, Titan, Dioné, Théthys, Hypérion, Rhéa et Encelade. Il va sans dire que cette planète n’a pas fini de nous étonner.

 

Nous recommandons par ailleurs la lecture de deux autres articles consacrés aux satellites de Saturne, toujours dans la revue Ciel & Espace :

 

L’énigme Japet, dans le numéro de Novembre 2007

Des lacs sur Titan, dans le numéro de Mai 2009

 
Bonne lecture.

 
René Le Brodeur

 


COMMENTAIRES DES LECTEURS :
1. Enfin grâce à ton article nous découvrons une explication scientifique qui vient donner une couleur concrète au mythe de Saturne et de ses anneaux. Merci! (Thérèse T. de Vernal)