Le rôle essentiel de la Lune et de ses noeuds en astrologie mondiale

Le rôle essentiel de la Lune et de ses Nœuds
en astrologie mondiale

Par Marcel Bélanger
(Astrologue-conseil)

Le cadre de la présente étude consacrée au dernier cycle de Neptune/Pluton amorcé en 1891 soulève une question fondamentale et de toute première importance : où et quand situer le véritable moment du démarrage d’un tel cycle?

Pour la plupart des praticiens, déjà familiers avec les techniques classiques de l’astrologie mondiale, le plus récent départ convenu de ce cycle aurait eu lieu lors de la dernière conjonction exacte et directe (c'est-à-dire, sans retour ou rétrogradation possible de l’un des deux corps célestes vers l’autre) en date du 30 avril 1892 à 1 heure et 54 minutes, calculé pour Greenwich. Il s’agit là de la méthode usuellement convenue déterminant, chronologiquement parlant, l’amorce des tous les cycles de moyenne et de longue durée impliquant les tandems planétaires suivants : Jupiter/Saturne, Jupiter/Uranus, Jupiter/Neptune, Jupiter/Pluton, Saturne/Uranus, Saturne/Neptune, Saturne/Pluton, Uranus/Neptune, Uranus/Pluton et, enfin, Neptune/Pluton.

Ayant, à posteriori, systématiquement vérifié les effets des transits, lunaisons ou directions correspondant aux époques cruciales du siècle dernier, j’ai dû me rendre à l’évidence que le moment usuellement choisi et convenu comme point de départ du dernier long cycle essentiel de Neptune/Pluton - soit le 30 avril 1892 - n’offrait pas, ontologiquement et chronologiquement parlant, un ciel reflétant fidèlement les déterminants et les péripéties reliées à l’histoire de notre époque. Il n’exprimait ni ne témoignait clairement, sur le plan symbolique ou analogique, de la réalité et de la mouvance profonde de notre civilisation actuelle. Il fallait trouver autre chose de plus probant et de plus significatif à cet égard. Il me restait donc à découvrir et à identifier le mécanisme céleste donnant le véritable signal de départ à ce long cycle planétaire majeur d’une durée de près de 500 ans.

J’aurai longuement réfléchi et médité, au cours des vingt dernières années, sur cet épineux mais passionnant sujet tout en considérant et étudiant attentivement les points de vue d’autres astrologues-chercheurs tels que les Horicks et Michaux, Gustave Lambert-Brahy, Henri Gouchon, André Barbault, Harvey / Campion / Baigent, Bernadette Brady et Robert Hand. Largement inspiré des résultats de leurs travaux, de leurs méthodes de recherche et les comparant avec certaines données de la Tradition Védique Hindoue, je travaille et pratique intensivement, depuis les cinq dernières années, avec la grille interprétative du thème Draconitique qui m’a permis de mettre en lumière l’influence remarquable et capitale de l’axe des Nœuds lunaires Nord/Sud (Rahu et Ketu) sur la destinée humaine. Cet axe des nœuds lunaires constituant d’ailleurs l’apex d’un merveilleux système de Domification que j’utilise avec bonheur pour approfondir mes analyses de thèmes horaires ou généthliaques individuels.


Au fil du temps et toujours dans le cadre de l’Astrologie généthliaque individuelle, l’observation soutenue de ces faits m’auront confirmé que je tenais là, peut-être, l’une des clés essentielles qui permettrait également de déterminer avec plus d’exactitude les moments de démarrages plus exact du grand cycle planétaire Neptune / Pluton. Au terme, donc, de minutieuses et incessantes observations je pus en déduire et conclure que l’action des nœuds Lunaires s’appliquait également à la dynamique et aux déterminations plus complexes de l’Astrologie Mondiale. J’en conclus donc que la juxtaposition la plus serrée possible de cet axe de transmission Lunaire (avec la Lune dans ses Nœuds), sur le point de départ du cycle Neptune/Pluton, constituait bien le moment privilégié, entre tous, donnant le véritable coup d’envoi de ce long cycle.

Selon la logique de cette hypothèse, le véritable départ du dernier cycle Neptune/Pluton serait donc advenu le 9 mai 1891. Ce jour-là, la Lune, traversant l’Écliptique (en son Nœud Nord moyen), se juxtaposa au degré de longitude immédiatement voisin occupé par le tandem Neptune/Pluton, lui-même, très exactement aligné sur la position de l’étoile fixe de première grandeur Aldébaran, sise dans l’œil de la Constellation du Taureau.

Une remarque supplémentaire s’impose en ce qui a trait à la méthode de domification d’un tel thème cyclique: à l’instar de l’axe nodal Lunaire, l’axe des points équinoxiaux (0 degré Bélier tropical / 0 degré Balance tropicale) constitue l’axe des Nœuds terrestres. D’un point de vue strictement cosmographique, cet axe Équinoxial terrestre est similaire et analogue à l’axe Nodal Lunaire. La valeur symbolique et l’influence incontestable de ce puissant axe équinoxial est telle qu’elle m’aura confirmé, tout au long de mes recherches, qu’il y avait lieu de l’utiliser à des fins similaires à l’axe nodal Lunaire mais transposé, cette fois, à l’étude et l’observation des thèmes en Mondiale. (voir le texte également en annexe… « Le thème Vernal »)