Extrait D de La genèse cosmique du matérialisme moderne

Miracle en vue ou péril en la demeure ?
               
              Le plus récent des deux derniers départs cyclique Neptune / Pluton s’annonce donc particulièrement déterminant pour l’avenir de l’humanité au vu des périlleuses et virulentes configurations planétaires présentes dans ce ciel astral.  Le climat de violence que sous tendent les configurations de ce ciel est tel qu’elles pourraient vraisemblablement mettre en péril les chances ultimes de survie de l’espèce humaine, au terme de cette période plutôt mouvementée de notre histoire.  (10)  

               Le moment et l’endroit retenu pour le départ exact de ce cycle est le 9 mai 1891 à 15 heures et 02 minutes (Greenwich) à Londres en Grande-Bretagne.  Le choix de Londres en tant que point de repère géographique central, est  principalement justifié du fait que cette cité aura été la capitale administrative de la Grande-Bretagne et, qu’à la fin du 19ème siècle, elle fut au cœur de l’empire colonialiste le plus puissant de la planète.  La ’City’ de Londres se trouvait alors à l’apogée de sa puissance, autant sur les  plans  politiques, intellectuels, qu’économiques.  Conformément au slogan populaire de l’époque  « Le soleil ne se couche jamais sur l’empire britannique », la ‘City’ devint rapidement, en quelques décennies, l’épicentre et le fer de lance principal du monde financier, commercial et industriel des temps modernes.  Stimulée et soutenue par les immenses capitaux bancaires créés par les revenus et les profits tirés de l’exploitation intensive des ressources premières des territoires appartenant à  son immense empire colonial, le développement de l’Empire britannique donnera naissance à la pensée et à la mentalité légaliste et légitimiste de ‘l’affairisme capitaliste’ à outrance de notre monde moderne.

              Les ‘gentlemen’ de l’Empire de sa Majesté auront vraiment su y faire sur le plan du développement de leurs affaires. Tellement, en fait, qu’histoire de mousser leurs entreprises et d’accroître exponentiellement leurs bénéfices, ils auront eus la bonne idée de se doter de l’une des toutes premières institutions boursières de la planète : celle du London Stock Exchange fondée le 18 mai 1801 (neuf ans, à 1 jour près, après celle de leurs descendants et concurrents américains : la bourse de New -York créée le 17 mai 1792).  Le parquet de la bourse de Londres fut le point de ralliement où convergèrent, avec empressement, les premiers riches investisseurs, développeurs et spéculateurs européens désireux de profiter rapidement de la prospérité nouvelle entraînée par les fruits de l’exploitation des ressources premières de leurs diverses possessions territoriales.

              Mais, tel que l’auraient affirmés à cette époque, ces ‘gentlemen’ de l’establishment, soyons beaux joueurs ou ‘fair-play’ et admettons que tout ce brassage d’affaires permettra tout de même de faire progresser certaines choses au chapitre de l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble des populations vivant surtout dans les limites de l’hémisphère Nord de notre globe.   En effet, grâce aux immenses capitaux investis par la nouvelle oligarchie financière britannique, les avancées de la science et le développement fulgurant de l’outillage technologique allaient permettre d’améliorer les structures et les mécanismes de production de l’ensemble de la grande industrie manufacturière.  Elle aura su créer des emplois rémunérateurs pour le plus grand nombre et connaîtra un essor considérable qui s’étendra à la plupart des pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, à partir de la fin du 18ème siècle.

              Les initiateurs et développeurs de la grande industrie manifestaient, dès le départ, une réelle volonté de rationalisation et de contingentement du marché de la consommation, visant à produire davantage de biens à moindre coût.  On souhaitait, également, apporter des solutions aux problèmes chroniques d’approvisionnement liés aux variables cycliques créés et entretenus par une croissance démographique mondiale exponentielle entraînant une demande toujours grandissante de biens de consommations de première nécessité.  Une demande à laquelle les petits producteurs et artisans traditionnels ne pouvaient désormais plus répondre.  D’autre part, subsistaient les spectres récurrents et bien réels de la famine, des épidémies, des intempéries catastrophiques et des instabilités économiques et politiques engendrées par les conflits armés qui, périodiquement, plongeaient l’humanité dans des conditions d’approvisionnement et de survie précaires et incertaines.  Le chaos et les souffrances qui en découlaient auront, par le passé, contraintes des populations entières à l’exil, à l’errance et à la famine.

Ainsi, grâce à l’industrialisation et à la production massive de biens essentiels, il n’y aurait désormais plus de famines et s’en serait alors fini des incertitudes crées par les  fléaux de la guerre, des maladies et de la pauvreté.  Ainsi nous en aurions terminé avec la peur, la soumission, le sentiment de dépendance, l’inféodation et l’insécurité face à des lendemains créés par les caprices imprévisibles de la nature et la folie de certains !  Aidés et soutenus par de nouveaux moyens techniques et scientifiques on assurerait à l’homme son droit à la stabilité, à la dignité, à la santé, à la prospérité, à la sécurité, à la liberté et au bonheur.  Un paradigme nouveau venait de naître et annonçait des lendemains qui chantent. Une aube radieuse allait poindre sur l’humanité.  Mais, hélas, il y eut loin de la coupe aux lèvres et, comme le disait le poète, ‘après avoir traversé plus d’un siècle de merveilles’, les hommes espèrent et attendent toujours l’avènement du miracle annoncé.  

Au terme de deux grandes guerres Mondiales (qui firent plus de 8 millions de victimes) et d’autres conflits majeurs tels que la Révolution Russe, la guerre des Boërs, celles de Corée, du Vietnam ou du Golfe Persique, l’humanité s’interroge toujours sur le sens à accorder au développement technologique de la modernité.  La plupart des conflits armés du siècle dernier auront maintes fois érodés quelques frontières et présidés au redécoupage géopolitique de la carte du monde. Plusieurs de ces conflits dégénérèrent en génocides ou en désastres écologiques qui témoignent  tristement du climat d’incertitude, d’instabilité et de violence impitoyable de notre monde moderne.

Entre-temps, la découverte et l’utilisation subséquente de l’énergie nucléaire aura été le sinistre prélude au pillage sauvage et systématique de nos ressources naturelles et, plus particulièrement, de celui du sous-sol terrestre abritant nos réserves de matières fossiles (pétrole, charbon). Tout en fournissant le combustible nécessaire au fonctionnement de nos véhicules, de nos machineries industrielles et au chauffage de nos résidences, l’extraction, la transformation et la combustion de ces matières fossiles participent activement à la détérioration progressive de la couche d’ozone située dans la haute atmosphère terrestre.  En témoigne plus particulièrement l’inquiétant  phénomène de fonte accélérée de la calotte glaciaire des pôles qui, étrangement, succède de peu à l’exploitation généralisée, abusive et incontrôlée de l’industrie des pêcheries qui décimèrent les grands bancs de poissons et détruisirent plusieurs récifs coralliens ainsi que maintes espèces appartenant à la faune marine de nos océans.  Cela ne va pas sans compter, également, avec le phénomène de pollution massive provoquée par le déversement continu de nombreux résidus chimiques d’origine industrielle dans nos cours d’eaux, nos océans et dans la nappe phréatique souterraine où, depuis des lustres, s’accumule d’importantes concentrations de déchets toxiques et non biodégradables.

L’exploitation abusive de nos ressources naturelles aura été principalement motivée, on le devine, par l’appât du gain et du sacro-saint profit plutôt que par la recherche d’un progrès sensé et pertinent visant d’abord et avant tout à améliorer notre qualité de vie.  L’exploitation massive et systématique de nos ressources naturelles aura mis à rude épreuve l’intégrité et l’équilibre des différents écosystèmes de notre planète. Bref, au terme de plus d’un siècle de ‘formidables progrès’, où en sommes-nous réellement au chapitre du développement réel d’une conscience environnementale et globale ?  À quand espérer un progrès véritablement sain, équitable et durable de nos conditions de vie terrestre ?  Pour apporter quelques éléments de réponses à ces questions, revenons au thème astral de mai 1891 afin d’y dégager les indicateurs susceptibles d’éclairer notre lanterne sur les influences probables qui nous ont auront conduits sur ce périlleux chemin aux lendemains incertains.

À cet effet, rappelons à nouveau l’importance primordiale de l’alignement de la conjonction Neptune/Pluton sur la position exacte de l’étoile fixe de première grandeur Aldébaran au Taureau.  Ces influences majeures mettent donc singulièrement en exergue l’influence prépondérante de l’axe constellé Taureau / Scorpion de ce ciel du 9 mai 1891.  Elles démontrent hors de tout doute que les valeurs et la dynamique existentielle propres aux influx de cet axe stellaire sont bien celles correspondant au matérialisme exacerbé de notre civilisation actuelle.  La profitabilité maximale en est la règle essentielle du jeu et cela sans égard réel, semble-t-il, pour la santé, le bien-être et l’équilibre de l’ensemble de l’humanité. (11)  Nos existences en sont ainsi toujours puissamment imprégnées et conditionnées et, selon toute vraisemblance, il en ira encore de même tout au long du demi millénaire à venir.