Extrait C de La genèse cosmique du matérialisme moderne


Autant que fer se peut

L’entrée à rebours du Point Vernal dans la Constellation du Bélier marquera le passage à l’âge du fer qui sera caractérisé par une maîtrise accrue dans les techniques du travail de la forge. Ainsi verrons nous les socs de charrues des agriculteurs initialement façonnés avec de la fonte remplacés par ceux maintenant fabriqués en fer, un métal beaucoup plus dur, résistant davantage à l’usure et capable de soulever et de fendre les pierres du sol. On fera de même pour les premiers outils de forage qui permettront de creuser, de main d’homme, les grands canaux d’irrigation et de navigation, les premières galeries souterraines et les mines à ciel ouvert donnant directement accès aux dépôts de minerais que l’homme transformera et utilisera ensuite à la fabrication d’armes et d’outils agraires et domestiques.

Cet âge du fer (2,000 ans avant la venue du Christ) inaugurera une période intensive d’expansion territoriale qui sera celle des grandes conquêtes de l’Antiquité par des individus dominants plus ambitieux, mieux armés et avides de richesses et de territoires nouveaux. Les campagnes militaires menées dans le but de conquérir de nouvelles terres favoriseront, pour l’ensemble des populations victorieuses, l’établissement d’installations agraires plus vastes qui permettront l’exploitation de sols mieux irrigués et plus fertiles et facilitant, aussi, un accès accru à de précieuses et abondantes matières premières, ligneuses ou minérales.

Partant de la fondation de la ville d’Athènes qui signalera les débuts de la civilisation Grecque, cette période coïncidera également avec l’émergence en force des grandes dynasties Pharaoniques égyptiennes et verra l’apogée du royaume de Babylone. Cette époque de l’histoire s’avèrera particulièrement riche en découvertes et en grandes réalisations architecturales et monumentales de toute sorte. Aussi y verra-t-on les premiers grands travaux d’irrigation des sols destinés à combler les besoins croissants en eau potable des premières grandes communautés agricoles et citadines. La construction des premiers aqueducs, canaux et digues assurera un contrôle amélioré du débit des cours d’eau lors des périodes de sécheresse ou de grandes crues et inondations qui autrefois mettaient périodiquement en péril l’intégrité des sols en culture.

Quête et rançon du pouvoir

La soif de richesses, de puissance et de prestige constituait le mobile sous-jacent de la plupart des conflits armés entre monarques, propriétaires terriens et commerçants de l’époque désireux d’accroître leur influence personnelle. Ainsi apparaîtront, à la faveur des grandes épopées guerrières de l’ère du Bélier, les notions légitimées du pillage et de la ‘prise de possession’ des biens d’autrui. Alors qu ‘il était déjà coutumier, pour les vainqueurs, de faire main basse, non seulement sur les territoires, butins ou trésors de leurs adversaires défaits, il sera désormais convenu de faire, parmi les survivants les plus vigoureux du camp ennemi, des prisonniers à qui on accorderait la vie sauve en échange de leur liberté et de leur dur labeur quotidien.

Mis aux fers puis enchaînés souvent les uns aux autres, on asservira et affectera ces prisonniers devenus esclaves à d’épuisants travaux quotidiens de toute nature : chantiers de construction, aménagements divers, travaux aux champs, travaux domestiques et d’entretiens, etc. (6) Alors que pointait les premières lueurs de l’Ère des Poissons, le système de l’esclavagisme (l’ancêtre, incidemment, de l’actuel système du travail ‘au noir’) fut instauré dans le but évident d’accroître le profit matériel, le prestige, l’influence et le pouvoir temporel social et politique d’une caste minoritaire d’individus possédants et dominants. Ce faisant, les privilèges accordés à cette caste d’individus dominants hypothèqueront et conditionneront négativement la qualité de vie future de ces ‘travailleurs / esclaves’ et de leur descendance. (7)

Dieu parmi nous

L’entrée de notre monde dans l’Ère des Poissons advint aux premiers jours du mois d’avril de l’an 285, alors que le Point Vernal quittait le premier degré de la Constellation du Bélier pour y faire son entrée (à rebours) au dernier degré de la Constellation des Poissons. Il n’y avait rien d’apparemment bien particulier à souligner dans les configurations planétaires qu’offrait le ciel, ces jours là mais notons toutefois qu’un nouveau cycle Neptune / Pluton s’était amorcé dans le ciel quelques 300 ans auparavant et avait toujours cours. Précédant quelque peu l’entrée du Point Vernal aux limites de la Constellation des Poissons, le démarrage de ce cycle remontait au 7 avril de l’an –81 alors que le ciel présentait des indices remarquables annonçant, à la suite du Bouddha et 500 ans avant, la naissance du prophète Mahomet et l’avènement du Christ Jésus quelques 80 années plus tard.

La venue du Christ Jésus préfigurait en partie le paradigme religieux et spirituel de l’Ère des Poissons. Émergeant du climat barbare et sanglant de l’Ère du Bélier, vouée aux cultes et aux rituels sacrificiels datant de la Préhistoire, l’homme délaissera quelque peu l’animisme primitif des divinités guerrières ou ‘protectrices’ correspondant aux nécessités des ères précédentes pour ensuite évoluer progressivement vers une perception davantage polymorphe de la Divinité reflétant plus ou moins les multiples facettes, les contradictions et les aspirations inconscientes profondes de sa propre nature. Cette aspiration s’exprimera principalement, en Occident, par la multitude de divinités assignées aux cultes et aux panthéons Grecs et Romains, puis, en Orient, par les figures diverses du Confucianisme et les différents avatars divins de l’Hindouisme. Cette dernière dénomination religieuse sera ultérieurement allégé de son contenu polymorphe primitif pour éventuellement faire place à une pensée plus métaphysique et épuré : le Bouddhisme. Puis, prenant le relais de la pensée des philosophes humanistes Grecs de l’Antiquité, apparaîtront ensuite les grandes traditions religieuses monothéistes du Moyen-Orient et d’Occident : le Judaïsme, l’Islam et le Christianisme.

Ne se contentant pas uniquement de déclarer le principe de la primauté du Divin sur celui de la Matière ou de jeter un pont entre le monde visible et la réalité invisible, les grandes traditions religieuses et spirituelles se donnèrent toutes, au cours des 2 millénaires qui suivirent, une mission temporelle civilisatrice visant l’établissement progressif d’un code d’éthique moral destiné à encadrer les dérapages d’individus toujours dominés par les réflexes destructeurs et abusifs nés de leurs insécurités millénaires. Les enseignements et préceptes moraux de la plupart de ces dénominations religieuses invitaient leurs ouailles à s’affranchir du joug de leurs moeurs barbares et de leurs comportements aberrants qui, de toute évidence, témoignaient de vieilles peurs irrationnelles engendrées essentiellement par la contrainte existentielle d’avoir eu antérieurement à lutter pour leur survie dans des conditions matérielles généralement difficiles et précaires.

On imagine sans peine que la mission civilisatrice de ces grandes religions n’aura pas toujours été chose facile à réaliser. Pour nombre d’individus, toujours ‘captifs’ des impératifs obsédants de sécurisation à outrance au plan matériel, il demeurait difficile de sublimer la partie profondément inquiète de leur nature et de rompre de façon décisive avec les habitudes nées du lourd et sombre héritage de leur difficile condition existentielle passée. Même si plusieurs ‘croyants’ et fidèles se seront complaisamment pliés aux préceptes moraux des diverses doctrines et traditions religieuses dans lesquelles ils grandirent, nombreux furent ceux qui, dans leur for intérieur, éprouvèrent de fortes réticences à renoncer définitivement aux pulsions et aux dictats inconscients de leur égotisme animal instinctuel et primitif.

Le consentement unanime et généralisé à un tel renoncement se serait pourtant avéré bénéfique pour le salut de l’ensemble de l’humanité et aurait permis, à long terme, l’instauration ferme et définitive de règles de conduite sociales nouvelles, fondées sur le respect, l’entraide, le partage et l’équité. Le culte de l’ego, le sentiment de jalousie, la violence et la cruauté qui, depuis toujours, n’engendraient que souffrances et ruines inutiles parmi les hommes eurent été évités et à jamais bannis. Méditons, ne serais ce qu’un seul instant, sur les conséquences désastreuses et absurdes qu’auront invariablement engendrées toutes les guerres meurtrières de l’Histoire. Les multiples conflits d’intérêts nés de situations ou de sentiments d’insécurité matérielle chroniques et viscérales n’auront toujours servis qu’à répandre et à perpétuer la haine, la peur, le désespoir et la souffrance morale au sein du genre humain. (8)

À cet égard, nous avons pour preuve l’influence particulièrement marquante des deux plus récents départs de ce grand cycle Neptune / Pluton lesquels auront eut lieu le 19 avril 1398 et le 9 mai 1891. Le plus récent des deux départs témoigne avec une force particulière des douloureuses épreuves qui, dans les décennies à venir, pourraient à nouveau affliger l’ensemble de la collectivité humaine si le renoncement définitif à la violence n’était pas délibérément et unanimement consenti par tous. Le déroulement de ces 2 derniers cycles, s’étale sur le millénaire actuel qui se démarque de façon plutôt particulière par rapport aux précédents. De par l’extraordinaire dynamisme qu’annonce l’ensemble des configurations astrales du dernier de ces deux démarrages cyclique (mai 1891), nos ancêtres immédiats et nous même aurons été les témoins privilégiés d’une évolution rapide et exponentielle de la situation sociale et économique globale de l’humanité. (9)