Extrait B de La genèse cosmique du matérialisme moderne

La genèse cosmique du métérialiste moderne
Par Marcel Bélanger, astrologue-conseil

Première partie, Extrait B

La Préhistoire : la survie s’organise

Au moment (4,043 av. J.-C.) où le Point Vernal quitte la zone d’influence des étoiles des Gémeaux et fait son entrée aux limites de la Constellation précédente du Taureau, nous amorçons cette période que les historiens désignent sous le nom de ‘Préhistoire’. On y voit apparaître les priorités existentielles fondamentales concernant la survie de l’espèce humaine sur Terre. Ce qui, à proprement parler, correspond tout à fait avec le caractère des influx cosmiques transmis par les composantes de la Constellation Zodiacale du Taureau qui participe à l’impérative nécessité humaine de maîtrise de l’environnement naturel afin d’y assurer la survie de l’espèce et d’en améliorer les conditions de son existence quotidienne. La préhistoire verra naître une tendance première à l’organisation sociale et matérielle de l’espèce humaine.

L’entrée du Pt V dans les limites de la constellation du Taureau coïncidera alors avec les débuts de l’âge du bronze lequel incitera à l’établissement d’un mode de vie nettement plus sédentaire, typique des premiers balbutiements de la civilisation agraire. S’ensuivra, tout naturellement, le déclin du nomadisme migratoire et du mode de vie tribal et primitif vécu précédemment. Ainsi, apparaîtront dans le paysage les premières charrues et chariots à roues tirées par des animaux sauvages nouvellement domestiqués. Ces conquêtes et découvertes des débuts de la civilisation agraire permettront à l’homme de développer progressivement l’élevage du bétail et la culture des sols lui permettant d’établir les premières communautés de travail et de production alimentaire.

La culture méthodique et intensive des premières céréales essentielles telles que le blé, l’orge et le maïs assurera à l’homme un mode de subsistance désormais plus stable. Devenu davantage sédentaire, ce dernier troquera progressivement ses peaux de bêtes grossièrement travaillées contre le port d’étoffes tissées au moyen de la laine des moutons et des chèvres qu’il aura su, au fil des siècles, apprivoiser et domestiquer. Ainsi délaissera-t-il progressivement ses abris rudimentaires et ses armes de chasse primitives faites, jusque là, de bois et de pierre pour s’installer dans des habitacles plus élaborés et plus confortables ou il forgera les premiers outils en bronze qui lui serons utiles à tirer plus efficacement sa subsistance du sol. C’est ainsi qu’apparaîtra, au fil du temps, la nécessité légitime de se délimiter un espace territorial assurant un lieu de résidence et de survivance stable et sécurisant. Ce qui, quelques millénaires plus tard, consacrera tout naturellement le principe sacré d’un droit d’accès à la propriété foncière et immobilière qui, à son tour, donnera naissance aux fondements du sédentarisme sur lesquels seront édifié les principes du Capitalisme thésaurisateur moderne.

L’instauration et la propagation du mode de vie agricole entraîneront l’apparition d’un mode de vie nettement plus grégaire et sédentaire, regroupant les premiers paysans en bourgades et en villages plus ou moins bien organisés et structurés. Puis, au cours du Millénaire suivant, se développerons et s’implanterons des cités plus densément peuplées au fonctionnement codifié et organisé (services, tâches et métiers) au gré des multiples besoins des populations qui les composerons. Une vie sociale mieux organisée s’implantera par la suite et l’on se consacrera au développement progressif et systémique de l’écriture, du commerce, des lois civiles, de la monnaie et de l’impôt. L’architecture monumentale et résidentielle connaîtra, dès lors, un essor remarquable et, prenant le relais du traditionnel et primitif rituel du troc des biens et des marchandises hérité de l’ère précédente, le commerce transigé et monnayé en espèces sonnantes se développera rapidement.

Cette époque aura été celle ou des nombreuses populations nomades fuiront devant la désertification irréversible de la région du Sahara et des hauts plateaux d’Afrique centrale. Ces populations nomades délaisseront leurs conditions primitives d’existence pour migrer vers les vallées plus fertiles du Nil et de son Delta en Égypte. Cette migration des populations, aux ethnies très diversifiées, formera le noyau dur de la civilisation appartenant à la période pré dynastique du futur royaume d’Égypte. Celui ci atteindra l’apogée de son développement, au tournant du 2ème Millénaire av. J.-C., alors qu’apparaîtront les premières grandes dynasties pharaoniques.

L’avènement de ces premières dynasties pharaoniques d’Égypte constituera le premier courant civilisateur de l’Antiquité qui témoignera d’une préoccupation davantage grandissante face aux impératifs de développement des moyens assurant la survie de l’espèce humaine. Apparaîtra alors le besoin pressant de se sécuriser plus avant face à la perspective d’avoir à vivre, à nouveau, les conséquences malheureuses des périodes d’épidémies, de grandes famines, des grands fléaux et des grands cataclysmes naturels (sécheresses, déluges et inondations) qui affligèrent et décimèrent lourdement les populations aux époques antérieures du paléolithique et du néolithique.

Les traumatismes vécus lors de ces évènements imprévisibles s’inscrivirent profondément, dans la Psyché collective et y laissèrent un sentiment de crainte et d’insécurité viscérale pouvant resurgir à la moindre alerte laissant présager une catastrophe ou constituant une menace pour la paix, la survie ou la stabilité de la communauté humaine. De toute évidence, la survie de l’être humain aura toujours été plus ou moins tributaire de la générosité mais aussi des forces sauvages imprévisibles et incontrôlées de mère nature.

Évoluant, depuis le début des temps, dans des conditions existentielles plutôt précaires et incertaines, les êtres humains aspiraient dorénavant à une plus grande stabilité et sécurité matérielle. Cette aspiration à la sécurité matérielle donnera naissance à maints cultes voués à des divinités chargées d’assurer la régulation et l’abondance des récoltes agraires ainsi que de veiller à la perpétuation de l’espèce humaine et animale. Créés pour répondre aux attentes, et aux aspirations de l’humanité à une existence meilleure et plus stable, ces divinités auront eues pour mission de protéger les humains face aux soubresauts et aux caprices imprévisibles de la nature. Les figures archétypales qu’évoquaient ces dieux correspondaient toutes à des principes de force tranquille et de stabilité propres à réconforter leurs adeptes et à les rassurer sur l’avènement éventuel d’une existence plus féconde et plus prospère pour l’avenir. C’est ce qu’incarneront et exprimeront essentiellement les cultes animistes voués aux figures taurines mythiques d’Apis, chez les Égyptiens de la première dynastie pré-Pharaonique de Memphis (-3,000 av. J.C.) et celui, aussi, du Veau d’or chez les Hébreux (14èmes et 13èmes siècles av. J.C.). C’est d’ailleurs ce culte même du Veau d’Or que Moïse tentera, mais en vain, d’abolir lorsqu’il redescendra du Mont de l’éternel, muni des tables sur lesquelles auront été inscrites les lois divines. (4)

Précédant de peu le début de l’ère du Bélier, un nouveau départ cyclique Neptune / Pluton s’alignera vis-à-vis les étoiles de la Constellation du Taureau et les départs subséquents de ce cycle planétaire auront lieu, encore et toujours, en ligne avec les étoiles de cette même constellation céleste, pendant toute la durée de cette Ère. La réactivation de ce long cycle planétaire de 500 ans réaffirmera et consacrera, toujours plus avant, cette quête humaine incessante vers la sécurisation et la stabilisation du plan matériel. (5)

(à suivre)