Analyse critique de la Lunaison du 18 mars 2007, interprétée par Donat Gagnon

Analyse critique de la Lunaison du 18 mars 2007 interprétée par Donat Gagnon.

L’interprétation d’une lunaison est un exercice d’application des principes astrologiques dans le cadre du retour Soleil Lune. Ce n’est pas un jeu de hasard, d’abord parce que les planètes gravitent selon des trajectoires prévisibles, ensuite parce qu’il y a des constantes à leurs significations respectives. Par contre, il y a une part de risque dans la prévision ou la prédiction : on peut se tromper, du moins en partie, même si on suit  la meilleure procédure. Ainsi dans la dernière Lunaison, j’ai pris le risque d’énoncer l’élection d’un gouvernement libéral majoritaire. Beaucoup d’indicateurs sociopolitiques et des sondages militaient contre un tel pronostic.
    J’ai refusé de m’incliner devant ce qu’on pourrait appeler des diktats propagandistes. Il est vrai que le gouvernement sortant n’a pas été très populaire et qu’il a subi d’énormes méprises, y compris dans la déformation du nom de son chef. Par ailleurs, je pensais que les candidats, dont les planètes lentes étaient dominantes, seraient avantagés. Mario Dumont était de ceux-là. Si j’avais poussé plus loin l’étude des cartes du ciel des chefs et que j’avais tenu compte des sondages, j’aurais amélioré mes chances d’une plus grande précision. Mais cette façon de faire n’aurait pas été tout à fait conforme à la méthode astrologique.
    À vrai dire, je me sens à l’aise avec l’erreur qui fut mienne puisqu’elle se trouve à affirmer un principe qui a son importance : celui du libre-arbitre de l’individu, son appel à la conscience. Une démocratie qui se respecte reconnaît et accorde aux citoyens l’exercice du droit de la libre conscience lors d’un plébiscite. À moins d’être complètement obnubilé par une propagande mensongère ou par des pressions totalitaires, l’électorat a le pouvoir, en jour d’élection, de changer les dirigeants contre vent et marée. Beaucoup de candidats espéraient bien se faire élire les jours précédents le scrutin. Pourtant les électeurs en ont décidé autrement. Et c’est juste que les ambitions des politiciens se soumettent finalement à la volonté populaire.
    Au compte de nos prévisions, nous avions affirmé que cette campagne allait être plus intense et plus concentré sur le fond que ce n’était dans les campagnes électorales précédentes. Cela fut confirmé par les faits et par quelques journalistes.
    Nous avions parlé de possibles dangers d’accidents en mer et de pollutions chimiques. Cette prédiction dépassait le cadre de la zone de l’heure de l’Est. Il y eut effectivement de nombreux accidents en mer : en Grèce, au Japon, et plus spécialement dans la région des Iles Salomon qui a subi un raz-de-marée conséquent à un tremblement de terre sous-marin. Essayons d’imaginer les dégâts aux embarcations des habitants insulaires. Quant aux pollutions chimiques, au Canada seulement, il y en eut deux d’importance avec le déraillement d’un train et le déversement de produits « chimique » dans le Saguenay.
    En terminant, disons qu’il y a des événements sur lesquels l’individu peut exercer un certain contrôle mais ce n’est pas le cas avec des catastrophes naturelles qui débordent le pouvoir de l’action humaine. Mais encore n’est-il pas admirable d’observer le pressentiment animal avant la catastrophe et sa fuite pour en éviter les effets.

Donat Gagnon