L'effondrement du pont de Québec

 

Savoir observer les signes au bon moment

 

Un observateur attentif des petites ou plus grandes tragédies peut se demander à forte raison si la tragédie aurait pu être évitée ou encore s’il était possible d’en atténuer les rigueurs du karma. Nombreux sont les exemples démontrant qu’avant l’événement funeste, des signes salvateurs avaient été envoyés aux acteurs du drame, mais qu’ils n’en ont pas tenu compte. Ce simple fait démontre comment le libre-arbitre peut passer outre à la prescience du danger. Bien entendu, chaque catastrophe a ses propres acteurs, ses propres causes, ses propres paramètres karmiques. Car il y a des karmas négatifs immuables et des karmas potentiellement susceptibles d’être neutralisés ou levés. L’histoire de l’effondrement du pont de Québec illustre une fois de plus ce conflit entre les forces du libre-arbitre et la prescience d’une catastrophe qui était éminemment évitable.

 

Conséquence ou cause première

 

L’effondrement du pont de Québec au soir du 29 août 1907 a laissé en plan de nombreuses interrogations sur les causes d’une catastrophe qui a fait la manchette mondiale au lendemain de sa survenue. Les rapports officiels ont certes mis le doigt sur les vices de construction du pont. Il n’y a rien à redire ici. Le lecteur curieux pourra toujours parcourir la synthèse des journaux de l’époque. Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : la cause première se situe sur le plan mental, dans la pensée même du concepteur et ce, bien avant qu’il ne tire les lignes du plan sur sa table à dessin. Le prototype du premier pont de Québec comportait dès le point de départ un vice majeur de conception. Il aurait été bien d’avoir en mains le Ciel de ce moment où le pont a pris naissance dans l’imagination de son dessinateur. Mais ceci est impossible. L’effondrement du pont, moment pour lequel nous avons une heure précise, ne relate que la conséquence de ce vice de conception. Ainsi, dès le départ le prototype mental du pont de Québec est voué à l’effondrement, surtout en regard du poids de l’acier qui sera plus important que prévu. Ceci étant dit, examinons le Ciel du moment.

 

Ce que révèle le Ciel du moment

 

Le premier effondrement du pont de Québec est survenu le 29 août 1907 à 19 heures 37 minutes (heure normale de l’Est). Point n’est besoin d’avoir fait de longues études astrologiques pour constater qu’il s’agit d’un Ciel karmique. Saturne, Seigneur du karma, occupe le douzième secteur dans le signe des Poissons. Et quant aux planètes dont il assume la régence, Mars et Uranus ici, en étroite conjonction, elles font une opposition à Neptune, le Dieu des Eaux (le fond du fleuve en l’occurrence) lequel est placé par surcroît dans son signe, le Cancer, dont il assume la régence à l’ésotérique. Il est aussi à noter que Saturne fait un carré décroissant à Pluton dans le signe des Gémeaux, signe des transports et dans un secteur de déplacement. Pluton, planète mortifère au plan collectif, signale pour sa part des dizaines de morts, des travailleurs pour la plupart. Or, le Maître de Pluton, Mercure, occupe le secteur sixième, secteur du travail.  L’Ascendant Bélier, régi par un Mars uranisé, dénote le côté explosif du chimisme des astres, une catastrophe liée à une structure métallique mal conçue (pesanteur excessive) qui cédera sous son propre poids.

 

La conjonction Neptune/Nœud Nord doit par ailleurs être prise en compte, car le Nœud Nord est presque au mi-point des planètes Neptune et Jupiter, configuration propice à la déformation d’une perspective laquelle tablait sur la fiabilité de la structure. Grossière erreur de perception !

 

Enfin, les aspects du Soleil (5° Vierge) en quadrinovile avec Saturne et quintile avec Pluton s’avèrent intéressants en regard d’une simple observation et des relations qu’ils tissent avec le Ciel du Québec (Soleil carré Soleil). Rappelons que le Québec a son Soleil de Fondation à 5° des Gémeaux.

 

 

 

 

Les signes avant-coureurs de la tragédie

 

Un jeune ingénieur, Norman McLure, est le premier à remarquer la déformation (par fléchissement) des membrures inférieures du pilier sud en raison de la pression exercée par la travée centrale qui avait été allongée de 60 mètres. Il pose son constat le 6 août et en informe l’ingénieur Cooper. Or, ce dernier ne fait que s’interroger sur les causes de cette rupture de forces. Ce premier signal ne sera pas pris en compte. Le 12 août, McLure signale la déformation de deux autres membrures, mais l’ingénieur en chef, John Deans, maintient la poursuite des travaux. Ce second signal sera encore une fois ignoré. Le 27 août enfin, McLure effectue une nouvelle mesure de la flexion qui a encore une fois augmentée. Il en avise Cooper lequel en informe la compagnie en charge des travaux. Cooper recommande de cesser toute augmentation de charge sur le pont tant qu’une complète réévaluation n’aura pas été faite. C’est à ce moment que tous les travaux auraient dû cesser, mais il est maintenant trop tard…  Autre fait à prendre en considération, un ingénieur du gouvernement canadien, Robert Douglas, avait remis en question dès le départ le concept d’ingénierie du pont de Québec, estimant que la longueur de la travée centrale causerait une énorme pression sur l’ensemble de la structure. L’ingénieur  Cooper s’étant senti diminué et rabaissé par cet avis critique préféra ne pas assumer la supervision de la construction en invoquant des ennuis de santé. Ainsi, des signes avant-coureurs de la catastrophe avaient été envoyés, mais par orgueil, par souci d’économie, ces signes n’ont pas été pris en compte. Soulignons que le concepteur du pont de Québec était natif du Capricorne (13 janvier 1839). Il héritait donc des qualités et des défauts de ce signe dont l’orgueil, l’arrogance, la suffisance et le manque d’humilité dans son retour critique précédant la tragédie. Détail intéressant : son Soleil natal se trouve en conjonction avec le Nœud Sud du thème de l’effondrement du pont. Discrédité par la faillite de la structure du pont, Cooper mit fin à sa carrière comme ingénieur constructeur de ponts. La chute de ce brillant Capricorne fut sévère et sans rachat. [1]

 

Le jeu final du libre-arbitre

 

Fort des informations qui précèdent, nous pouvons déduire que le karma relatif à la construction du pont n’allait pas nécessairement dans le sens d’une tragédie collective parce que, tout en étant prévisible, ce désastre aurait pu être évité. La compagnie en charge de l’exécution de la construction projet n’a pas tenu compte des indices avant-coureurs d’un effondrement potentiel. Or, ces signes précurseurs étaient pourtant porteurs de salut. Jusqu’à un certain point, et presque jusqu’à la toute dernière minute, la protection occulte agissait sur l’ensemble des travaux d’assemblage de la structure, assurant ainsi la sécurité, voire l’invincibilité des travailleurs. Mais le libre-arbitre des responsables, coupé des préoccupations inhérentes au Bien commun (vie des travailleurs) en a décidé autrement. C’est donc dire que le karma négatif n’intervient qu’au moment où la sensibilité aux signes est refusée et que l’égoïsme l’emporte sur toutes autres considérations éthiques. L’effondrement du pont de Québec, il va sans dire, demeure une belle leçon d’astrologie horaire et historique. À chacun d’en tirer ses propres conclusions …

 

Addendum

 

Le lecteur désireux d’approfondir la problématique de la prescience du danger et du karma est invité à lire quelques pages de notre ouvrage intitulé Compendium d’astrologie intégrative (page 238 et suivantes). À défaut d’avoir en sa possession cet ouvrage, l’astrologue peut toujours le commander directement à l’auteur.

 

 

 

Sources internet consultées

 

https : //wikipédia.org/wiki/Theodore_Cooper (pages consultées le 31 janvier 2019)

 

https : // www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/le-desastre-du-pont-de-quebec (pages consultées le 31 janvier 2019)

 

https : // jemesouviens.biz/29-aout-1907-le-pont-de-quebec-seffondre/ (pages consultées le 30 janvier 2019)

 



[1]Cooper s’était pourtant bien illustré dans diverses constructions de pont avant d’être embauché comme ingénieur conseil par la Quebec Bridge Compagny.